Bref rappel des faits :

Le 5 juin 2013, quelques militants nationalistes se trouvent dans un immeuble parisien dans lequel se déroule une vente privée.
Repérés par une bande de militants antifascistes, à la sortie, les nationalistes tentent d’emprunter un autre chemin pour les éviter.
Ils sont suivis et insultés par les antifas. L’un d’eux, Clément Méric, tente d’attaquer un des jeunes nationalistes, Esteban Morillo, par derrière.
Esteban Morillo se retourne tout en assenant un coup de poing (peut-être deux) à Clément Méric. Clément Méric tombe et meurt.

– Le témoignage d’un vigile confirme que les militants nationalistes ont voulus éviter l’altercation en tentent d’emprunter un autre chemin.
– Un enregistrement vidéo confirme que l’agresseur est bien l’antifasciste Clément Méric, que l’agression s’est produite lorsque Esteban Morillo avait le dos tourné et que ce dernier a répliqué d’un coup de poing immédiatement après avoir lui même reçu un coup de poing de Clément Méric ; donc immédiatement et d’une façon proportionnée à l’agression (ce qui signifie qu’il a agit dans un contexte de légitime défense).
– Rien ne prouve qu’Esteban Morillo était armé d’un poing américain.

Pourtant, malgré l’évidence de la volonté des nationalistes d’éviter l’altercation, malgré l’évidence de la situation de légitime défense d’Esteban Morillo et malgré la non-présence de preuve d’utilisation d’arme, ce dernier est condamné à 11 ans de réclusion pour « violences avec armes et en réunion ayant entraîné la mort sans intention de la donner » par la cours d’assise de Paris en 2018.
Samuel Dufour, militant nationaliste présent lors de la rixe, simple témoin de la scène, est lui condamné à 7 ans de réclusion.

Les deux jeunes hommes ont fait appel de cette décision de justice particulièrement sévère et infondée.

Hier, Mardi 25 mai 2021, s’ouvrait le procès en appel devant la cours d’assise de l’Essonne.


Le procès au jour le jour :


Jour 1 : la cours d’assise s’intéresse à la personnalité d’Esteban Morillo.

Jour 2 : la cours d’assise s’intéresse à la personnalité de Samuel Dufour.

Jour 3 : la cours d’assise s’intéresse aux différentes versions des témoins.
Les avocats des parties civiles veulent faire croire que les militants nationalistes ont cherchés l’affrontement.
Les avocats des accusés expliquent que leurs clients étaient à l’intérieur de l’immeuble alors que les antifas se rassemblaient devant pour les attaquer.

Jour 4 : la cours questionne Morillo et Dufour sur l’utilisation potentielle d’un poing américain et analyse les différents témoignages à ce sujet. Morillo maintien sa version : il n’a pas frappé Clément Méric avec un poing américain.
La défense des parties civiles et la cours tentent à tout prix d’associer le militant historique Serge Ayoub à cette affaire. Ayoub était, au même des faits, président de Troisième voie (mouvement dont étaient proches les accusés) et tenancier du bar « Le Local » dans lequel les nationalistes se sont rendus après leur agression.
La défense des parties civiles tentent même de sous-entendre qu’ils auraient agis sous ordre d’Ayoub.

Jour 5: les différents experts médicaux témoignent (nous ne savons pas ce qu’ils affirment), des témoins et des proches des accusés témoignent à charge et à décharge des accusés mais également des acquittés et de ceux dont on n’est pas censé faire le procès et dont on essaie a tout prix de placer le nom dans cette affaire (Serge Ayoub, entre autre, dont la volonté de lui trouver une responsabilité quelle qu’elle soit crève les yeux).
Ayoub qui était convoqué ne s’est pas présenté au tribunal.

Jour 6 : Esteban Morillo est appelé à témoigner sur la bagarre en elle même.

Jour 7 : Les parents, l’ex compagne et des proches de Clément Méric témoignent sur la personnalité de ce dernier.

Jour 8 : La psychologue et le psychiatre en charge de l’évaluation psychologique des deux accusés sont entendus.
Dufour qui a longtemps refusé l’expertise psychologique par crainte que celle-ci soit « instrumentalisée à des fins politiques » l’a finalement accepté. La psychologue déclare que c’est quelqu’un d’agressif et de toujours en colère ; il estime son emprisonnement injuste et se sent persécuté. La psychologue, visiblement pas neutre, déclare que le sentiment de persécution est fréquent chez les racistes, les antisémites, que Hitler lui-même était paranoïaque.
Le psychiatre, quand a lui, insinue que Dufour refuserait de se confier à la psychologue par misogynie.

Jour 9 : Esteban Morillo et Samuel Dufour ont été reconnus coupables de violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, avec deux circonstances aggravantes : la réunion et l’usage d’une arme.
8 ans d’emprisonnement pour Morillo, 5 pour Dufour.

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