Affaire Jeremy Cohen : Macron doit être satisfait, le mort n’a pas usé de légitime défense!

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Le Salon beige vient de publier un article au titre percutant :

« Dans la France de Macron, on fait passer des meurtres de juifs pour des accidents de tramway ».

C’est un fait : il a fallu un mois et demi pour que vienne à la surface de la conscience publique le décès de M. Jérémy Cohen, écrasé par un tramway au moment où il essayait d’échapper au lynchage d’une dizaine d’assaillants. A Bobigny, dans le 93, ce département d’autant plus créolisé qu’une très grande majorité des Français juifs qui y habitaient ont déjà pris la route de l’exil intérieur pour cause de danger.

M. J. Cohen était un jeune homme paraît-il paisible, de confession juive et aimant à porter la kippa comme signe de sa foi.

Son décès a d’abord été présenté dans la presse comme suit :

Il a fallu que ses frères mènent l’enquête : comme le faisait remarquer M. Macé-Scaron le 5 avril dans l’émission L’Heure des Pros, en France maintenant, quand un juif meurt soi-disant accidentellement, on a toujours intérêt à creuser plus loin pour comprendre si l’accident n’aurait pas plutôt procédé d’une violence antisémite.

Et puis, les vidéos de l’agression ayant été retrouvées, il a fallu que le père de J. Cohen prenne contact avec M. Zemmour pour donner à l’affaire une visibilité telle que les autorités compétentes fassent autre chose que muser. Rappelons que tout récemment, M. Kalifat, président du CRIF, avait appelé à la vigilance contre l’antisémitisme, en désignant tout particulièrement « l’extrême-droite » et M. Zemmour. M. Kalifat n’a, à notre connaissance, pas été appelé à l’aide par M. Cohen père. Légèrement vexant…

Les autorités compétentes auraient-elles craint l’affichage public d’un nouvel acte antisémite commis –c’est envisageable- par des hommes de culture arabo-musulmane ? L’hypothèse vient d’autant plus facilement à l’esprit qu’on se rappelle, pêle-mêle, les crimes commis contre Sébastien Sellam, Ilan Halimi, Gabriel Sandler, Jonathan Sandler, Arié Sandler, Myriam Monsonégo, Yohan Cohen, Philippe Braham, François-Michel Saada, Yoav Hattab, Sarah Halimi, Mireille Knoll. Si ce n’est pas culturel, c’est à tout le moins statistique.

Mais, on le sait, il ne faudrait pas désespérer Billancourt, les adeptes du vivre-ensemble et les pratiquants d’une religion de paix et d’amour. Il ne faudrait pas désespérer la bien-pensance de ces belles consciences tout imbibées de vieilles vertus chrétienne devenues folles dont nous pensons avoir trouvé un exemple quasi-chimiquement pur en la personne de  M. Lucien Jaume, professeur chargé d’honneurs universitaires et directeur de recherche émérite au CNRS en sciences politiques, intervenant de référence lors d’une session de l’Université Populaire Digitale organisée le 14 février 2022 par la Fondation de l’islam de France et ayant pour titre « L’Etat et les religions ». M., Jaume est tout empressé à minorer l’apport de la religion chrétienne au bien commun (« La liberté de conscience chez les catholiques est très tardive. Alors, là aussi, quand on donne des leçons aux musulmans, attention. Quelle a été l’histoire du catholicisme ? [24’]… Le véritable changement très clair sur cette question se trouve dans les textes de Vatican II » [1h14’]) et à vanter la religion musulmane (« Je suis très ébloui par la déclaration des principes du culte musulman en janvier 2021 et qui est actuellement publiée sur le site de la Grande mosquée de Paris. Parce que, notamment, la liberté de conscience occupe une place reconnue » [25’]). « Ebloui » semble bien le terme adéquat, comme on le dit du lapin pris dans les phares d’une voiture.

Il ne faudrait pas dessiller non plus trop violemment les belles consciences de gauche comme Mme Sophie Fontanel (qui écrit dans L’Obs, c’est un viatique) pour laquelle, si les talibans excluent les filles de l’école, c’est en raison de la « puissance masculine ».

Il ne faudrait pas non plus mettre en évidence l’aveuglement volontaire du pouvoir macronien et de beaucoup d’autres politiciens pour des raisons en partie liées à la proximité de l’élection présidentielle, ce qu’exprime si parfaitement un tweet de l’essayiste Françoise Degois. Imaginez si le réel venait s’immiscer dans l’élection… :

Soyons positifs, il y en a au moins un qui doit être satisfait quels que soient les développements à venir de l’enquête judiciaire : c’est M. Macron. Parce que M. J. Cohen, face à la meute, n’aura pas eu d’autre choix que d’essayer de s’échapper. Or, rappelons-nous : « Je suis opposé à la légitime défense » a déclaré début avril M. Macron. M. Macron a été exaucé.

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