Ah! si Jean Roucas avait été de gauche…

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Humoriste préféré de toute une génération, Jean Roucas fête ce 1er février ses 71 ans. Mais après une belle carrière, sur les planches et devant les caméras, il a été « effacé » du paysage télévisuel à cause de ses prises de position politiques.

Dès le début des années 1980, Jean Roucas est très populaire en France et multiplie les émissions. Dans Le Bébête Show, il parodie les hommes politiques et la chronique obtient un franc succès, devenant une émission culte qui sera diffusée avant le Journal de 20 heures de TF1 entre 1982 et 1995. Le triomphe continue jusqu’en 2013, avec des émissions à la radio, à la télévision et sur les planches. Sa cible favorite : les personnalités politiques. Si l’humoriste a conquis le cœur du public, en 2013 il a pris position sur un sujet qui lui vaudra sa carrière.

Le 15 septembre 2013, Jean Roucas participe à l’université d’été du Front National à Marseille, il annonce alors son ralliement au parti de Marine Le Pen.

Une prise de position qui a tout de suite eu de nombreuses conséquences pour l’humoriste. En effet, quelques jours plus tard, sa pièce de théâtre Le secret de l’abbé Tallière a été déprogrammé à Gardanne et sa troupe de comédiens l’a lâché.

Parce que je n’ai fait qu’exprimer démocratiquement ma sympathie pour le FN à Marseille, les comédiens de ma troupe ainsi que la mairie de Gardanne se sont entendus pour supprimer arbitrairement la représentation”, se défendait-il en 2013. Puis en mars 2015, Jean Roucas avait publié un tweet dans lequel il comparait François Hollande à Adolf Hitler en réaction aux agressions subies par des militants FN. Jacques Mailhot, directeur du théâtre des Deux Ânes annonce la fin de sa collaboration avec l’humoriste suite à cette déclaration.

Il va battre en retraite mais ça ne servira à rien !

Quelques mois plus tard, le 27 octobre 2015, Jean Roucas annonce ne plus soutenir le Front National et explique : “Quand on est humoriste, et qui plus est chansonnier, on ne doit pas afficher ses convictions politiques. J’ai fait une erreur déontologique. Mais on ne m’y reprendra plus”.

Mais cette marche arrière ne le mettra pas à l’abri, au contraire ! La même année, il est convoqué par la brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) pour un tweet à caractère raciste qu’il aurait publié début septembre 2015. Une publication qui s’est avérée être un fake après une perquisition chez l’humoriste. En juillet 2020, Jean Roucas annonce dans un article de La Provence qu’il est retraité depuis 2018. Pour une chute brutale… après un succès phénoménal.

Mais la censure n’existe pas, bien sûr dans notre douce France et « nul ne doit être inquiété pour ses opinions » dit la loi.

Nous avons assisté ici à une mise à mort sociale en règle par un système qui tolère pourtant toutes les violences de l’extrême gauche, et enseignement essentiel : rien ne sert de se retracter ou de vouloir se normaliser, l’excommunication émanant du camp du bien vous colle à la peau comme la tunique de Nessus .

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