Anesthésie mortelle !

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Une femme décède au cours d’une anesthésie à la clinique, sa famille porte plainte

Une femme âgée de 29 ans a perdu la vie à la clinique de Châteauroux lors d’une anesthésie, alors qu’elle devait subir une opération. Sa famille a décidé de déposer plainte pour comprendre les raisons qui ont conduit à son décès.

Eva, 29 ans, était hospitalisée pour subir une sleeve, il s’agit d’une intervention visant à réduire le volume de l’estomac dans le but de perdre du poids, mais a perdu la vie. Ses parents ont déposé plainte pour comprendre les raisons de sa mort.

Le 9 octobre 2022, cette jeune mère de famille est entrée à la clinique ELSAN de Châteauroux (Indre) pour être opérée le lendemain. Au moment de l’anesthésie, avant même le début de l’intervention chirurgicale, la jeune femme a montré des signes de détresse respiratoire. Eva est décédée sur la table d’opération. Sa mère, Ysabel, a été prévenue par le père des filles d’Eva, qui avait été désigné comme personne de confiance à contacter en cas de difficulté. Le chirurgien qui devait effectuer l’opération a annoncé le décès d’Eva à sa mère, à son arrivée à la clinique.

Sept mois auparavant, Eva avait subi une intervention cardiaque à Tours (Indre-et-Loire) qui s’était bien déroulée, ce qui a rendu ses proches encore plus confus quant aux raisons de son décès lors de cette sleeve. La famille a déposé une plainte contre la clinique pour comprendre les circonstances de son décès. L’avocat de la famille, Me Julio Odetti, a souligné que la famille ne cherchait pas d’argent, mais voulait savoir ce qui s’était passé. S’agit-il d’une mort naturelle ? D’une erreur médicale ? Ou Eva souffrait-elle d’une pathologie cardiaque ?

Le directeur de la clinique Saint-François, Alain Carrié, a fait part de son choc suite au décès de cette patiente et a considéré la plainte de la famille comme « normale ». Il a encouragé la famille à faire tout ce qui était nécessaire pour faire son deuil. La clinique a par ailleurs organisé une revue de morbidité et de mortalité (RMM) pour passer en revue l’incident et a demandé à un médecin-conseil indépendant d’animer la réunion pour être aussi neutre que possible. Aucun élément de négligence qui aurait pu conduire au décès d’Eva n’a été mis au jour lors de cette analyse collective.

Le tribunal de Châteauroux a de son côté ordonné une expertise médicale confiée à un professeur du CHU de Tours, en février dernier. Aucune autopsie n’a été pratiquée, ce qui signifie que l’enquête se fera d’abord sur les éléments du dossier avant d’envisager, si nécessaire, d’exhumer le corps d’Eva.

La famille est déterminée à aller jusqu’au bout pour comprendre les circonstances de la mort d’Eva. Ysabel a écrit au procureur de la République pour le lui faire savoir. Elle a souligné qu’Eva avait deux petites filles et qu’elle avait « plein de projets », notamment celui d’ouvrir un centre pour les autistes, car sa plus jeune fille est atteinte de ce trouble. Elle a assuré qu’elle se battait pour la sœur et le frère d’Eva, ainsi que pour les deux petites filles d’Eva, mais aussi pour elle-même. « Le deuil, on ne le fait pas. On n’y arrivera pas tant qu’on ne saura pas ce qu’il s’est passé », a confié Ysabel.

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