Bordeaux la nuit : plus d’urgences sauf pour les mourants !

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Les urgences adultes du CHU de Bordeaux seront accessibles la nuit uniquement via le SAMU pour les urgences vitales

« On est numéro un en France, le plus gros site sur la Nouvelle-Aquitaine et on va demander aux gens d’appeler avant de venir ? C’est inacceptable », a réagi Alain Essebar, secrétaire général de la CGT du centre d’appel 15.

Les syndicats signalent, depuis plusieurs mois, un problème d’effectifs dans plusieurs corps de métier. « On n’a pas entendu les alertes de l’ensemble des professionnels : médecins, paramédicaux, infirmiers ou aides-soignants. (…) On fait travailler des gens à plein régime sur des gardes de douze heures, voire même de vingt-quatre heures pour certains médecins. On les amène à l’épuisement ou au départ », a déploré Gilbert Mouden, infirmier anesthésiste et représentant du personnel SUD-Santé Sociaux.

« Tout le système d’urgences déraille » et « le pire n’est malheureusement pas derrière, mais devant nous… », a complété dans un communiqué le même syndicat, estimant que le système d’appel aux urgences est « également en grande souffrance par manque de moyens humains » et « renforcé par plus de quarante étudiants en médecine pour maintenir une réponse acceptable au 15 ».

Les urgences pédiatriques et la maternité de l’hôpital Pellegrin n’ont, elles, pas changé leur fonctionnement. Les urgences de l’hôpital Saint-André et des cliniques privées resteront ouvertes, vers lesquelles les médecins régulateurs seront chargés de renvoyer les patients si les cliniques acceptent !. Les urgences adultes du CHU de Bordeaux sont accessibles la nuit uniquement via le SAMU depuis de mercredi soir

En raison d’un manque de personnel, le service des urgences de l’hôpital Pellegrin n’est plus en mesure d’accueillir tous les patients la nuit, mais seulement ceux ayant au préalable appelé le 15 pour être orientés à distance par un médecin pour urgence vitale uniquement.

Des membres du personnel médical reprennent le travail après avoir observé une minute de silence, alors qu’ils se sont rassemblés devant le CHU Pelegrin à Bordeaux, le 4 février 2022, pour dénoncer le manque de personnel et les mauvaises conditions de travail entraînant une prise en charge dégradée des patients dans le service des urgences de l’hôpital. « 

Ce nouveau fonctionnement, destiné à réguler l’afflux de patients aux urgences et pallier un manque chronique de soignants – la moitié des effectifs manque à l’appel selon le quotidien régional Sud Ouest –, va être mis en place dès mercredi chaque nuit de 20 heures à 8 heures et « réévalué régulièrement », a précisé le CHU de Bordeaux. alors que 15000 soignants sont à la rue car refusant la vaccination covid ! Sans raisons ????

Selon le directeur général du CHU de Bordeaux, Yann Bubien, l’hôpital Pellegrin, le premier site d’urgences de la région Nouvelle-Aquitaine, connaît des « tensions sur les ressources humaines depuis l’été 2021. Beaucoup de démissions, de contrats renouvelés, de départs. »

Plusieurs hôpitaux de la région – à Jonzac (Charente-Maritime), Sarlat (Dordogne), Orthez et Oloron-Sainte-Marie (Pyrénées-Atlantiques), Montmorillon (Vienne), Marmande (Lot-et-Garonne), Sainte-Foy-la-Grande ainsi que l’hôpital interarmées Robert Picqué à Bordeaux (Gironde) – ont déjà adopté un système similaire ou limité le nombre de jours d’ouverture des urgences, a détaillé l’agence régionale de santé (ARS) dans un communiqué.

Selon l’ARS, pour les patients n’ayant pas appelé le 15, « un téléphone relié au SAMU-Centre 15 est accessible devant l’accès des urgences » et, « en cas d’urgence avérée (donc grave, une jambe cassée ça suffit pas), le patient est pris en charge directement par le service des urgences ».

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