BORDEAUX: TOUJOURS PLUS DE HLM

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A l’occasion de ses vœux à la presse, la préfète de Gironde, Fabienne Buccio, a rappelé sa priorité : la construction de logements HLM. Une annonce qui paraît logique. Le recensement des sans abris, effectué le 18 janvier, a chiffré à plus de 580 le nombre de personnes qui dorment dans la rue à Bordeaux. En plein hiver. A ces sans logis, il convient d’ajouter ceux qui vivent dans des squats, et, en toute logique, devraient-être ajoutés tous ceux qui vivent « chez une copine ». Ceux qui vont d’hébergement provisoire en hébergement provisoire… On dépasse vraisemblablement le nombre de 1000 personnes, pour Bordeaux… La préfète a raison : il y a un problème de logement des plus pauvres à Bordeaux. Et, en principe, le logement HLM a pour vocation de pallier aux difficultés des plus pauvres…

L’immeuble Arc en Ciel propriété de la SEM InCité. Les lames de verre du parement de façade sont tombées sur le trottoir.

UN SYSTÈME SOVIÉTIQUE

Pour se conformer à la loi qui fixe par commune un pourcentage de logements sociaux, il faudrait construire… 20000 logements sur la Métropole. Énorme, quand on sait qu’il se construit environ 2500 HLM par an sur la Métropole de Bordeaux, et qu’il y a déjà plus de 90000 HLM existants. Peut-être est-ce le chiffre de 25% minimum de logements sociaux, fixé arbitrairement (et pour toute la France), par la loi, qui est absurde. La Loi SRU, votée par les socialistes et jamais remise en cause depuis, impose 25% de logements sociaux à toutes les communes de plus de 3500 habitants. Une approche de type « soviétique », qui semble vouloir condamner un quart de la population à être logée par la puissance publique. On le constate à Bordeaux, cette règle n’a en rien résolu le problème des sans abris. La ville construit des logements sociaux à marche forcée, sans résorber le mal logement. Le constat qui découle de cet échec, est que les HLM ne répondent pas à leur objectif  affiché: loger les pauvres. La politique publique du logement est un échec. Il y a chaque année plus de 40000 dossiers de demande HLM sur la Métropole, et seulement 8000 attributions. Le système est saturé. Il faut dire que plus de 80% des familles satisfont aux critères d’attribution. C’est incroyable, mais vrai. Cela explique que les enfants Juppé aient pu être logés dans le Parc HLM de la ville de Paris… Le logement HLM semble plus répondre aux besoins des élus qui aiment accorder logements et emplois. Les élus s’appuient sur une clientèle à la recherche d’emplois publics et de logements également publics. C’est un soutien pour des réélections faciles. Répondre aux besoins de la population la plus fragile, l’objectif officiel des HLM, c’est bon pour les discours. Le système tourne à plein régime, la France est le pays champion des HLM (c’est nous qui les avons payés). Nous avons le plus grand parc HLM d’Europe. Plus d’un tiers des HLM européens est en France. Et, en même temps, beaucoup de pauvres et de jeunes ménages à faibles revenus sont logés dans les logements, plus chers, du privé… et les vrais exclus, les plus pauvres se retrouvent SDF. Ceux d’eux dont parlent les journaux, chaque hiver, quand ils meurent sur nos trottoirs. Mais aucun journaliste ne donne l’explication…

ZEMMOUR CONTRE LA LOI SRU

Seul candidat à prendre à rebrousse poil la démagogie socialisante qui justifie le tout HLM, Eric Zemmour veut abroger la loi SRU. Il lui reproche de provoquer un étalement de l’immigration sur tout le territoire… ce qui n’est pas faux. Nous connaissons, en Aquitaine, les difficultés liées aux concentrations étrangères dans le parc HLM. Certaines communes et quartiers de la région palloise ou bordelaise subissent des violences « urbaines » : des vols et des agressions, des degradations gratuites… Les meurtres, rixes, trafics de drogue, vols, agressions sont directement liés à cette progression d’une population étrangère logée dans le parc HLM. Le logement HLM est un moyen pour l’Etat de déconcentrer l’immigration. C’est aussi un moyen de loger les nouveaux arrivants qui auraient les plus grandes difficultés à être accueillis dans le parc privé. Les Français sont très majoritairement opposés à l’immigration et résistent par tous les moyens. Eviter de louer à des étrangers fait partie des fameuses « discriminations au logement, à l’embauche » etc… sanctionnées par la loi. Ces salauds de propriétaires ont peur. Ils ne veulent pas de voyous chez-eux, même si c’est interdit. Il est absolument illégal de refuser de louer à un étranger! Des associations subventionnées font du « testing » pour coincer les salauds qui préfèreraient louer à des Français plutôt qu’à un colon. Dans ce contexte, ne vous étonnez pas si de plus en plus de propriétaires renoncent à louer. Qui a envie de risquer la prison parce qu’il préfère signer un contrat avec Michel plutôt qu’avec Herman ou Wilfried ?

DES VIEUX ET DES MIGRANTS

Pour loger, en France, les 450000 nouveaux arrivants annuels, il faut disposer de logements libres, disponibles. Sachant qu’il se construit 270000 logements, en moyenne, par an, pour toute la France, on comprend que la pression migratoire absorbe la presque totalité du logement construit… (A 10000€ par logement, loger 450000 nouveaux arrivants revient à 4,5 milliards d’€). Ces nouveaux arrivants accentuent la crise du logement et pèsent fortement sur les prix et les finances publiques… la hausse de l’immobilier leur doit beaucoup. Plus il y a d’arrivants, plus les prix montent et tous les acteurs du logement se frottent les mains. Et plus les prix montent et moins les Français modestes arrivent à se loger décemment, il faut donc plus de HLM, pour la plus grande satisfaction de l’économie dite « Sociale et Solidaire » du logement social… C’est toute une population qui vit du business « social » et qui vote à gauche, bien sûr. A ces acteurs de l’ESS, s’ajoutent les 10 millions de Français logés dans les HLM. Leur moyenne d’âge est supérieure à 50 ans. Ils profitent de leur rente de situation et n’ont aucune envie de laisser leur place. Pourtant ce sont les jeunes français dont les revenus sont plus faibles et qui ont une famille à construire qui devraient être prioritaires… Il ne semble pas que l’exclusion des jeunes ménages de ce type de logement émeuve qui que ce soit chez nos élus… Ces jeunes travailleurs représentent pourtant l’avenir du pays. Le business « social » a de beaux jours devant lui, même s’il pèse très lourdement sur les finances publiques. Les sociétés HLM construisent généralement sur des parcelles qui leurs sont données par les collectivités locales, ne payent pas l’impôt foncier, ni la TVA, ni les droits de mutation, bénéficient de prêts sur 50 ans à taux zéro, n’ont pas de frais d’hypothèque, bénéficient de grosses subventions etc… le logement social pèse sur le logement privé. Les loyers à moitié prix du parc HLM sont en fait payés par les autres, ceux qui ne bénéficient pas de la rente qu’est un bail de HLM… pour résumer les français modestes payent pour des gens qui profitent du système qui sont en général soit étrangers, soit plus vieux…

Les immeubles ne sont pas entretenus convenablement. Aucune diligence en cas de panne. Le service est « public »!/
Domofrance, plus d’un an dans les odeurs de merde…
Ni la société HLM, ni la justice ne font leur travail…
A Marseille, soigneusement caché par les médias, ce sont bien des immeubles HLM qui se sont effondrés/
Deux immeubles de la société HLM InCité à Bordeaux se sont effondrés en 2021, vraisemblablement par manque d’entretien.

GESTION PUBLIQUE LAMENTABLE

Les lecteurs du journal Sud-Ouest sont régulièrement informés des malheurs des locataires HLM. Régulièrement nous apprenons que les chaudières sont en panne ( InCité, le Grand Parc, Domofrance, Aquitanis… ) et que les habitants se gèlent. Des situations qui durent des semaines et qui se répètent tous les ans. Que les ascenseurs sont en panne pendant des semaines, bloquant chez eux les mamans de jeunes enfants, les handicapés, les personnes âgées. Que les canalisations explosent et que les appartements sont envahis d’excréments (InCìté Counord, Grand parc…) et ces situations durent. Que les balcons tombent (Belcier, …). Que des lames de verre des façades tombent sur les trottoirs (immeuble Arc en Ciel d’InCité). Que des immeubles s’effondrent (rue Planterose, SEM InCité) etc… la gestion publique est lourde, tatillonne, inefficace et inhumaine. Absolument inadaptée à faire face au logement de masse. C’est ce que tout esprit attentif ne peut que constater. L’échec de la nationalisation du logement dans l’ex-URSS a toujours des répercussions aujourd’hui dans les anciens pays communistes. Toutes les grandes villes des pays de l’est ont d’immenses cités de logements « Kroutchev » dans un état lamentable…

NETTOYER LES ÉCURIES

Le logement HLM n’a pas résolu le mal logement. Au contraire, plus on construit de logement public et plus les difficultés s’accentuent. Mais personne n’ose le dire, à part Zemmour. Démagogie oblige.

Il faut tirer la leçon de l’échec de la politique du logement public et arrêter. Pour résoudre la crise du logement, nous devons laisser le marché répondre à la demande sans surcharger les acteurs de taxes, d’impôts et de réglementations, arrêter les flux migratoires, et redonner du pouvoir d’achat à la population en ayant une politique favorable aux entreprises… La population doit avoir les revenus qui lui permette de se loger librement selon ses envies et ses goûts. A Bordeaux, ce n’est pas la direction qui est prise. Au contraire. Anziani et Hurmic viennent de rajouter une couche de contraintes en imposant le « permis de louer » et le « permis de diviser ». Deux freins au logement qui vont accentuer la crise et mettre de nouvelles victimes à la rue.

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