Castex parachuté à la tête de la RATP !

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Bus RATP circulation dans Paris quartier de Bercy Ligne 62

Jean Castex choisi par Emmanuel Macron pour prendre la tête de la RATP

L’ancien premier ministre devrait succéder à Catherine Guillouard, qui a quitté son poste de PDG le 30 septembre. Une nomination-clé à un an de la Coupe du monde de rugby et à deux ans des Jeux olympiques, qui solliciteront fortement les transports publics. 

A ceux qui lui reprochaient de se désintéresser du secteur des transports publics, Emmanuel Macron démontre qu’il en a bien compris les enjeux et y recasant ses copains. Le président de la République a convaincu sans mal son ancien premier ministre, Jean Castex, de prendre la présidence et la direction générale de la RATP. Les deux hommes se sont rencontrés dimanche 16 octobre, selon la lettre spécialisée Mobilettre.

Court-circuitant scandaleusement la procédure confiée au cabinet de recrutement Jouve & Associés, qui s’apprêtait à donner à l’Agence des participations de l’Etat sa liste resserrée de candidats, l’Elysée proposera donc aux parlementaires le nom de l’ancien chef du gouvernement, ont confirmé au Monde plusieurs sources concordantes, avant que l’Elysée l’officialise mercredi 19 octobre.

M. Castex devra ensuite être nommé en conseil des ministres.

A la RATP, le départ surprise de Catherine Guillouard, PDG depuis 2017

Les premières réactions à la RATP étaient plutôt positives, voire flattées chez certains. Une des dernières dirigeantes de la Régie, Elisabeth Borne (de 2015 à 2017), est aujourd’hui à Matignon, et avoir l’ancien premier ministre comme dirigeant est le gage que les sujets ayant trait aux transports parisiens seront regardés de près en haut lieu.

Le chef de l’Etat s’assure aussi de mettre la RATP et ses 69 000 salariés entre des mains de confiance pour lui, à un moment particulièrement délicat. D’abord, Paris va accueillir en 2023 la Coupe du monde de rugby, puis, en 2024, les Jeux olympiques (JO). La fluidité des transports publics est essentielle pour la réussite de ces événements et pour la bonne image de la France.

La grève du RER B, le jour de la finale de la Ligue des champions de football, le 28 mai, qui a contribué aux désordres autour du Stade de France, a donné une idée des dangers potentiels, y compris les risques politiques d’un fiasco sécuritaire. Mais, de l’aveu d’un haut dirigeant de la CFDT, personne n’a vraiment de prise sur les syndicats de cette ligne B.

France, république des copains et des coquins….

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