Disparition d’Emmanuelle Ajon

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Emmanuelle Ajon, vient de décéder. A 49 ans, d’une tumeur foudroyante. Nous présentons à sa famille et à ses proches nos condoléances.

Emmanuelle Ajon, était une militante du parti Socialiste. C’est l’élection présidentielle de 2002 et l’arrivée de Jean Marie Lepen au second tour qui a provoqué son adhésion au parti socialiste. Son engagement était donc, « antifasciste », elle voulait faire barrage au FN. Elle était très à gauche. Très, très à gauche. Elle a conduit une belle carrière qui lui permis d’accéder à de nombreux postes. A la vice présidence du Conseil Départemental elle était chargée de l’enfance, à la métropole elle était déléguée à la politique du logement. A la mairie de Bordeaux, comme adjointe au maire elle était chargée de la politique du logement. A la Fabrique de Bordeaux Métropole elle était simple membre du CA. Elle venait juste de prendre la présidence d’InCité, 4 jours avant son décès.

Elle défendait les squats, les migrants, les mineurs non accompagnés, et s’attaquait au « capitalisme ». Toute son action tendait à imposer plus d’immigration, à débusquer le racisme dans toute critique de l’invasion que connait notre pays, à taxer plus les nantis et à dépenser, plus, pour les « pauvres »…

Socialiste jusqu’au bout des dents.

Siégeant de 2008 à 2020, dans l’opposition, face à Juppé puis face à son successeur Nicolas Florian, elle défendait le « service public » et toute dépense publique favorable à ses vues. Quand Juppé incitait les privés à ouvrir des crèches à Bordeaux, il trouvait dans madame Ajon une opposante, dénonçant un « soutien au patronat ». Quand Juppé proposait 50 millions d’€ pour les associations, madame Ajon trouvait que ce n’était pas assez… 

Pour elle les impôts des bordelais devaient servir à socialiser la ville : plus de logements HLM, plus d’équipements publics, plus d’aides à l’économie « sociale et solidaire »…

Grâce à la victoire de Pierre Hurmic, elle avait en main l’ensemble des moyens pour continuer à tordre le bras des propriétaires bordelais. Elle prenait la suite d’Elisabeth Touton avec le même état d’esprit. Son programme était tracé : mettre en place un service public du logement : permis de louer pour tenir les propriétaires bailleurs en laisse, expropriations pour créer du logement HLM, acquisitions foncières pour socialiser le foncier à travers un « office foncier ». La chasse au « proprio » était ouverte.

La disparition triste et brutale de cette militante extrémiste est une mauvaise nouvelle pour les Mineurs Non Accompagnés dont elle avait la charge au Conseil Départemental, une mauvaise nouvelle pour les squatteurs qu’elle défendait avec vigueur, une mauvaise nouvelle pour les employés des sociétés HLM, une mauvaise nouvelle pour les bénéficiaires de l’économie « sociale et solidaire », une mauvaise nouvelle pour les associations de gauche…

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