« Elections piège à cons », démonstration par les municipales.

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« Elections piège à cons ».

Ce slogan scandé en Mai 1968 était parfaitement prémonitoire et se vérifie de façon de plus en plus pertinente à chaque élection, et en particulier pour ces municipales.

L’abstention est l’élément essentiel

La plupart des commentateurs est passé à côté de l’essentiel, c’est-à-dire l’abstention : « le roi est nu » et notre démocratie n’est plus qu’un théâtre d’ombres.

Bien sûr, ils ont parlé de l’énorme taux d’abstention, mais sans en tirer les conséquences alors qu’elles sont ravageuses pour la démocratie et inquiétantes pour l’avenir : en effet, un peuple qui n’a plus d’exutoire politique et démocratique aura la tentation d’autres formes d’action, moins « républicaines ». Les médias ont préféré parler de « tsunami » des écologistes alors que c’est tout au plus une onde résiduelle sur un électro-encéphalogramme plat ou une ondulation à la surface du marigot. Tout se passe comme si on faisait semblant, pour continuer comme avant : l’ancien monde bouge encore !

Mais que signifie une élection comme à Nantes où la maire sortante est réélue avec une majorité écrasante de 60% mais avec 80 % d’abstention, soit 12 % environ des inscrits ? Dans une assemblée de copropriété un quorum est requis pour la validité de l’élection : à quand une réforme du code électoral dans ce sens ?

Les élections municipales étaient jusqu’à présent  celles qui intéressaient le plus les français car le maire est un élu que l’on connait et qui, jusqu’ici, avait la possibilité d’agir sur notre vie quotidienne.

Mais ça c’était avant…

Les causes de l’abstention

Plusieurs facteurs ont joué, bien sûr : l’épidémie de Covid 19, le délai de 3 mois entre les deux tours, mais la désaffection des électeurs est liée à des facteurs plus profonds : offre politique peu  motivante entre candidats « bonnet blanc-blanc bonnet »,  sentiment que, quel que soit le candidat, ça ne changera rien. Seuls quelques candidats comme Louis Aliot à Perpignan ou Romain Lopez à Moissac, candidats RN bien connus et implantés localement, ont réussi à secouer la torpeur générale avec un taux de participation bien meilleur.

Le taux d’abstention est significatif de la fracture française qui s’était matérialisée dans le mouvement des gilets jaunes et qui a été théorisée par Christophe Guilluy avec la notion de France périphérique.

Un vert peut en cacher un autre !

La fracture est confirmée par le vote écologiste dans les grandes villes  boboïsées, et le vote communautaire islamiste dans les « territoires perdus de la République » où on a vu par exemple l’élection d’un maire fiché S comme à Goussainville. L’alliance objective des 2 nuances de vert se matérialisant à Colombes par une fantasia des quartiers islamisés pour fêter l’élection de candidat écolo. Un vert peut donc en cacher un autre, et le gauchisme écolo est un trompe l’œil de la poussée islamiste selon la déclaration du turc Erdogan : « La démocratie c’est comme un bus, on en descend quand on est arrivé à destination » .Les medias de « grand chemin » ont, une fois de plus, donné à ces élections une vision tronquée et déformée en zoomant sur les écolos : il n’y a pas eu de tsunami écologiste, pas non plus de recomposition de la gauche unie mais par contre une poussée communautariste islamique totalement « voilée ».

Cette fracture sociale est aussi identitaire et porteuse d’inquiétude pour l’avenir car lorsqu’aucune issue démocratique n’est possible, la violence est au bout du chemin avec des soubresauts possiblement hors de tout contrôle.

Mais dormez braves gens…

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