Escalade dans le conflit en Ukraine : bombardement des installations électriques.

0
200

Après la grande contre-offensive menée par l’armée ukrainienne durant le week-end pour reprendre du terrain à l’armée russe, il semblerait que les russes soient passés à la vitesse supérieure comme l’indique ce texte du général Dominique Delawarde. C’est sans doute, également, en réponse à un accord du 30 Juin 2022 de livraison d’électricité par l’Ukraine à l’Union Européenne confirmé par un tweet d’Ursula Von der Layen :

Hier à 20h00 locale, les 4 plus grandes centrales électriques thermiques des régions sous contrôle de Kiev ont été bombardées par des missiles de précision: les centrales de Kharkov CHPP-5 et de Zmievskaya CHPP dans la région de Kharkov, la centrale de Pavlograd CHPP-3 dans la région de Dniepropetrovsk,et la centrale de Kremenchug dans la région de Poltava.

En ajoutant à ces bombardements la mise à l’arrêt de la centrale nucléaire de Zaporoje, l’effondrement du système général de fourniture d’électricité s’est étendu aux régions de Kiev, Sumy, Dniepropetrovsk, Karkhov, Odessa et de Zaporozhie. Cet effondrement affecte aussi les territoires de la république de Donetsk encore contrôlés par le régime de Kiev.

L’Est du pays a donc été plongé dans le noir à l’exception des zones contrôlées par les forces russes. Les mouvements de troupe et la logistique du régime de Kiev sont donc fortement ralentis dans la mesure où les trains électriques ne fonctionnent plus.

Il semble bien que les russes qui n’avaient pas, jusqu’à présent, frappé les infrastructures d’intérêt national, pour éviter de pénaliser les populations civiles ukrainiennes, passent désormais à la vitesse supérieure. Cela va compliquer sérieusement les manœuvres, les renforcements et la logistique des forces ukro-atlantistes qui doivent évidemment s’attendre à d’autres mauvaises surprises dans les jours qui viennent.

Rappelons que le bombardement des centrales électriques a été largement pratiqué par les forces atlantistes partout où elles sont intervenues depuis les premiers bombardements de la Serbie, et que les forces russes ont fait preuve, jusqu’à ce jour, d’une plus grande retenue que l’OTAN dans les bombardements des infrastructures civiles.

Ils n’ont pas encore bombardé les centres du pouvoir du régime de Kiev. Il n’est plus exclu qu’ils le fassent dans les jours à venir.

Le messages est clair: les russes durcissent leurs modes d’action. Ils rempliront leurs objectifs en employant les méthodes et les moyens nécessaires et suffisants tout en évitant, autant que faire se peut, de décréter une mobilisation partielle.

D. Delawarde

[cc] Breizh-info.com, 2022, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

LAISSER UNE REPONSE

S'il vous plaît entrer votre commentaire !
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.