Insécurité au Grand Parc : deux morts dans l’incendie d’un HLM !

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Deux femmes, françaises, sont décédées samedi 23 octobre dans l’incendie de leur appartement, au Grand Parc, quartier sensible de Bordeaux, exemple de territoire perdu de la République.

Un triste fait divers qui doit beaucoup aux conditions d’insécurité qui règnent au Grand Parc et à Bordeaux en général.

Les pompiers ont mis une heure pour arriver, selon une voisine. Ce soir là, ils étaient débordés par le nombre d’interventions liées à la délinquance qui sévit à Bordeaux. L’incendie a tué une mère handicapée et sa fille. Les « jeunes » qui ont tenté d’entrer dans l’appartement n’ont pas pu. La porte d’entrée de l’appartement, blindée, leur a résisté. Quant à la voisine de palier, qui avait les clefs, elle n’a pas ouvert aux jeunes qui l’ont sollicitée, par peur. C’est dire l’ambiance qui règne dans cette zone de non droit…

UN LOGEMENT AU 15ème ÉTAGE

La maman, insuffisante respiratoire, vivait seule au 15ème étage de l’entrée 18 de la rue des Frères Portman. Sa fille était présente, ce samedi. Elle venait tous les week-end, remplacer les aides salariées. Quant à la voisine d’en face, elle avait les clefs. Elle avait accepté d’aider la vieille dame à la demande de la fille, en cas de difficulté. La fille pouvait venir en urgence, parce qu’elle habite à proximité. Mais voilà, les vendeurs de drogue sont les maîtres de cet imposant immeuble d’Aquitanis. Ils ne font plus leurs transactions au Centre Commercial Europe. Les vendeurs ont investi ce bâtiment de 16 étages. La porte du rez de chaussée est cassée, et le commerce se fait soit dans les cages d’escalier, soit dans les appartements. Les locataires sont soit complices, soit subissent.

LA DROGUE A TOUT POURRI

Nous ne connaissons pas l’origine de l’incendie. Certains parlent d’une explosion qui aurait précédé le feu. Nous n’avons aucune confirmation. Ce qui est certain, c’est que ces femmes n’ont pas pu être secourues. Les pompiers sont arrivés trop tard. Les voisins ne sont pas intervenus. La porte blindée a empêché les « jeunes » de sauver ces femmes. La voisine, par peur, n’a pas ouvert. Le drame droit tout à l’insécurité qui est le quotidien des locataires d’Aquitanis. Comme nous l’a dit un voisin : « La drogue a tout pourri . La semaine dernière il y avait un fumeur de crack couché sur mon palier. J’ai appelé la police, personne n’est venu. »

On comprend, suite à ce drame, qu’il y a au moins 2 problèmes : la délinquance dans cette cité HLM qui a aggravé les circonstances du drame, et une défaillance des services de secours qui n’interviennent pas dans des délais raisonnables, en plein centre de Bordeaux…

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