Le Collectif Némésis est né en Octobre 2019, à l’initiative d’un groupe d’amies, lassées d’entendre les supercheries des mouvements dits féministes censés les représenter, ces derniers préférant faire passer une idéologie gauchiste au dépend des femmes. Le Collectif Némésis a donc décidé de s’emparer du combat concernant l’épanouissement de la femme occidentale.

Burdigala presse a rencontré Alice Cordier, Présidente du collectif Némésis, qui a accepté de répondre à ces 10 questions qui permettront à nos lecteurs de mieux connaitre ce collectif féministe dissident :


D’un point de vue doctrinal, quels sont les points de divergence principaux entre votre conception du féminisme et celle du féminisme mainstream ?

Notre féminisme se rapporte à la définition la plus pure du féminisme : à savoir l’égalité des droits entre les femmes et leur épanouissement au sein de la société. Aujourd’hui, nous considérons avoir atteint l’égalité des droits, mais qu’il existe encore des freins à notre épanouissement dans la société par l’apparition et le maintien de violences faites aux femmes. Nous sommes un féminisme pragmatique et concret, qui ne souhaite pas être empreint d’une idéologie politique mais d’un seul moteur : dénoncer et lutter efficacement contre les réelles violences que subissent les femmes. Au terme féminisme, nous avons accolé le terme « identitaire » qui renvoit ici à tout ce qui est propre à la personne, en l’occurrence ici, le fait d’être une femme française. A ce titre, nous dénonçons les violences que subissent les femmes françaises.

Où vous situez vous par rapport à cette conception d’un féministe laïcard (dont les principales représentantes de cette ligne de pensée sont Elisabeth Badinter, Peggy Sastre, Eugénie Bastié…) avec laquelle vous vous accordez sur certains sujets comme l’insécurité, le voile islamique ?

Ce féminisme laïcard soulève des problématiques communes avec les nôtres quand il s’agit de l’islam. En revanche, il a tendance à juger les religions sur les mêmes critères et au même niveau quand nous considérons qu’aujourd’hui c’est l’islam qui est le moins adaptable avec la vision occidentale de la femme.

Quelle est l’icône féministe la plus représentative de votre courant de pensée (Olympe de Gouges, Anne-Josèphe de Méricourt, Blanche de Castille, Marguerite de witt…?)

Marguerite de Witt a été une bonne source d’inspiration pour nous puisqu’elle est l’ambassadrice d’un féminisme pragmatique, dénué d’idéologie. C’est elle qui a mis en place les premières revendications pour le droit de vote des femmes en France, face à la virulence d’une gauche anti-féministe. Bons nombres de femmes historiques telles que Jeanne d’Arc, Blanche de Castille, Anne de Bretagne sont elles aussi des sources d’inspiration puisqu’elles prouvent de par leur existence la place que les femmes françaises se sont octroyées dans l’Histoire. En revanche, une icône est difficile pour nous à trouver car notre courant de pensée n’existait pas avant et est né en réponse à des problématiques contemporaines.

Vous sentez-vous proche d’une conception alter-féministe prônée par les Antigones, qui s’étaient rendues visibles lors des manifestations contre le mariage pour tous courant 2012/2013 ? Quels sont vos points de concordance et de désaccord ?

Nous n’avons que peu de points communs idéologiques avec les Antigones car nous ne traitons pas des mêmes sujets : elles se concentrent sur des sujets bioéthiques et sociétaux qu’elles analysent sous de multiples angles quand nous nous concentrons uniquement sur les violences faites aux femmes, sans aborder de sujets bioéthiques. Elles ne se revendiquent d’ailleurs pas féministes, contrairement à nous. Elles sont nées de la période manif pour tous, quand nous sommes nées dans la génération ME TOO et des viols de Cologne.

Quel est votre point de vue sur le droit à l’avortement et les récentes lois liées à cette thématique en France ?

Nous ne remettons pas en question le droit à l’avortement mais en critiquons le manque de prévention concernant ce droit.  L’avortement est aujourd’hui sacralisé alors qu’il reste un choix difficile, qui a un impact psychologique et physique sur les femmes. On ne force pas les femmes à avorter en France, mais peu d’alternatives leur sont proposées. Nous souhaiterions une meilleure prise en charge des mères célibataires ou des femmes en détresse, avec des alternatives économiques et un suivi psychologique réel à leur disposition. Nous voyons d’un regard très critique la volonté d’allonger les délais à l’avortement.

Lors de votre passage chez Cyril Hanouna, vous évoquiez le chiffre aberrant de 63% d’agressions sexuelles dans les transports commises par des étrangers, pourriez-vous nous en dire plus ?

Ce chiffre est réel, il est issu d’une étude du ministère de l’Intérieur : https://urlz.fr/fFLn
Cette étude se base sur la nationalité des agresseurs (et non sur leur origine ethnique). Il nous apprend que 37% des agressions sexuelles dans les transports sont le fait de français, ainsi dons 63% sont le fait d’agresseurs de nationalité étrangères. Parmi les nationalités à s’y faire remarquer, on retrouve le Maghreb, l’Afrique Hors Maghreb et l’Asie. Ces chiffres ne font qu’illustrer ce que les franciliennes vivent quotidiennement dans les transports, mais plus largement dans l’espace public. Nous savons que dans n’importe quel métropole de France les chiffres seront similaires.

Le 31 janvier 2021, vous vous êtes rassemblées avec l’ensemble du collectif Nemesis revetues d’un Niquab afin de contrer le World Hijab Day. Les retombées médiatiques suite à cela ont été considérables. Pourriez-vous nous en dire plus sur le contenu et les objectifs de cette action ?

Nous étions une 40aine de militantes place du Trocadéro pour dénoncer le World Hijab Day, journée mondial qui incite les femmes le souhaitant à se voiler afin de souligner la modestie des musulmanes. Ce non-événement est une réelle insulte envers les femmes et n’a pas sa place en France, où l’on voit malheureusement fleurir de plus en plus de tenues traditionnelles islamiques qui tendent à couvrir toujours plus le corps des femmes, non pas dans une logique de pudeur mais plutôt d’invisibilisation. Cela créé d’ailleurs une hiérarchie de la pureté des femmes dans l’espace public, où les non voilées seraient donc légitimes à se faire harceler et nous en subissons les conséquences tous les jours. Cette action avait donc pour but de sensibiliser l’opinion public au port de tenues islamiques afin que l’on se rende compte vraiment de ce que c’est. De plus, c’était aussi un geste de soutien à l’égard de femmes dans des pays du Maghreb (notamment l’Iran) ou d’Afrique sub-saharienne qui se battent pour enlever le voile et sont victimes de peines de prison pour cela.


Qu’avez vous à dire au journaliste Paul Conges qui vous qualifie de  »femens d’extrème-droite » ?

Que nous ne nous dévêtirons jamais, à son grand regret.
Plus sérieusement, nous ne nous revendiquons d’aucun bord politique contrairement à M.CONGE. C’est quand est politisé le débat des droits des femmes que des dérives accroissent, nous le voyons aujourd’hui avec le néo-féminisme qui a totalement abandonné les femmes pour une idéologie sélectrice des agresseurs à dénoncer ou non. Tous les jours, de nouvelles sections voient le jour en France, composées de femmes de tout horizon, de tout bord politique. Les voix se délient et dans quelques années, bien des françaises dénonceront les problématiques que nous abordons aujourd’hui.

Considérez-vous qu’il existe une hypersexualisation de la femme aujourd’hui dans notre société ? Si oui, quelles sont les conséquences de ce phénomène sur la société et à qui cela profite selon vous ?

Cette période est étrange sur le regard que l’on a des femmes dans notre société.  On y voit à la fois des femmes revendiquant leur statut de TDS ( = travailleuses du sexe), des petites filles de 8 ans voilées sous prétexte qu’elles seraient des objets de désir, des femmes qui se font interdire d’entrer dans un musée au prétexte d’un décolleté, l’explosion de l’industrie du porno …. Il y a à la fois une sexualisation exacerbée des femmes et un regain de pudibonderie assez excessif. Nous pensons que Mai 68 a été un élément déclencheur à tout cela, sous prétexte de libérer les femmes et de « jouir sans entrave », elles en sont devenues les 1ere victimes. On le voit aujourd’hui avec le déliement des langues, les balances ton porc ou Me too, les agressions sexuelles d’il y a 30 ans qui refont surfaces. Mai 68 a totalement faussé le rapport à la sexualité, on a laissé des Matzneff exprimer leurs désirs pédophiles sur les plateaux télés.  Nous en payons les conséquences aujourd’hui. Il existe aussi un aspect moralisateur en France visant à juger l’accoutrement d’une femme et d’en déduire un comportement, ce qui sert d’ailleurs de justification pour les agresseurs de violences sexuelles. Or, un nombril qui dépasse n’est pas une invitation et ne devrait même pas être sexualisé. Adapter sa tenue à la situtation (entretien d’embauche etc …) afin de connaître les codes sociaux est une chose, sexualiser des vêtements courts en est une autre. Retournons à un regard sain sur le corps des femmes et arrêtons de banaliser la prostitution et le porno comme étant des normes serait une première piste.

Succintement, pourriez-vous expliquer aux éventuelles femmes désireuses de rejoindre votre collectif les points cardinaux de votre doctrine et ce que vous proposez en terme de contenu militant ?

Notre mouvement a 3 grands combats : 

  • dénoncer les violences faites aux femmes, avec un accent sur les violences liées à l’immigration puisqu’elles sont tabous
  • lutter contre la guerre des sexes et promouvoir l’entraide entre les hommes et les femmes
  • mettre en avant notre civilisation comme berceau de l’épanouissement de la femme occidentale par la redécouverte de notre Histoire et de ses grandes figures féminines

Concernant le militantisme au sein de Némésis, il est pluriel : 

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