La charité selon InCité !

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On se souvient que la SEM de la Mairie de Bordeaux avait décidé, le 8 décembre 2020, de préempter la vente de l’immeuble propriété du « Réseau Paul Bert ». Depuis, n’ayant pu obtenir un accord sur un prix convenable, l’association caritative a renoncé à vendre son immeuble. Cette vente était pourtant la condition du développement programmé de l’association. Avec le produit de la vente devait être organisé son déménagement vers Caudéran et l’ouverture, sur un nouveau site plus adapté, d’une nouvelle antenne sociale. L’intervention d’InCité a bloqué ce beau projet.

LA CHARITÉ BLOQUÉE PAR LE SOCIAL

L’association avait vendu son immeuble situé au 2 rue Paul Bert, en plein centre de Bordeaux, à 2 pas du Musée d’Aquitaine et des lignes de tram A et B, pour 3,6 Millions d’€. Pas cher pour 800m2 et un toit terrasse. InCité dans son courrier annonçait qu’elle prétendait se substituer à l’acheteur, mais pas pour le même prix, pour 1,8 millions d’euro de moins… C’est ainsi qu’en utilisant le droit de préemption que lui a concédé la Mairie, InCité prétendait spolier l’association caritative protestante de juste 1,8 millions d’euro. Une bagatelle prise aux pauvres. Pour faire quoi ? Toujours selon le courrier envoyé par InCité, cette SEM justifiait cette prise de possession par :  « La création de 7 à 9 logements sociaux et de nouveaux locaux à vocation sociale ». Pour résumer, InCité bloquait le développement du Réseau Paul Bert pour faire du social… (a noter qu’en général InCité revend à des promoteurs à qui elle impose un pourcentage de logements sociaux).

LA CHARITÉ SE DÉFEND

Le réseau Paul Bert ne s’est pas laissé faire. Plutôt que de perdre cette importante partie de son patrimoine, et de ne pas pouvoir réaliser son projet de « maison pour les Familles » à Caudéran, l’association a renoncé à vendre. La charité s’est défendue contre « la machine infernale InCité » en abandonnant ce qui aurait été une offre de qualité pour les plus modestes à Bordeaux… Ce qui reste surprenant, c’est que l’équipe Hurmic n’ait pas demandé à cette SEM qui est sous son contrôle de renoncer à cette spoliation abusive. Il semble que, dans cette affaire, encore une fois, une société contrôlée par la Mairie ne soit en réalité pas sous contrôle des élus. Cela rappelle étrangement la situation du Crédit Municipal qui a été laissé pendant des années la bride sur le cou avec les conséquences que nos lecteurs connaissent et sur lesquelles nous reviendrons ici. Le Crédit Municipal a été sanctionné par le gendarme des banques, blâme et amende. Depuis le directeur a changé et la magnifique maison de fonction que la banque des pauvres mettait à sa disposition a été vendue. Nous savons que des prêts, très loin de la vocation sociale de la banque municipale, avaient été accordés… Un scandale qui n’en est qu’à ses début puisque le Procureur instruit et que le Maire a porté plainte…

Après les scandales successifs des préemptions à bas prix et les effondrements de ses immeubles laissés à l’abandon, la gestion de la SEM InCité intéressera-t-elle un jour la justice ? 

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