LE COUP DE FORCE DE MACRON

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En imposant la vaccination pour tous, Emmanuel Macron fait un passage en force. Il s’agit d’un changement de cap. Il avait annoncé qu’il n’imposerait pas la vaccination, et il s’était présenté comme un modéré sur les confinements. Cette fois il prend une partie des français de front, et fait un pari politique, celui qu’il gagnera en popularité en prenant une posture autoritaire. Il donne un coup de « barre à droite ».

L’OFFENSIVE SEMBLE GAGNANTE

A peine annoncées les mesures qui priveront de toute vie sociale les non-vaccinés, le pari semble gagné. Un million de personnes se seraient inscrites en 24h pour se faire vacciner. Un succès si on le rapporte aux personnes déjà vaccinées 36 millions,une dose, et 28 millions, 2 doses. Un bond de 3%. La peur de ne plus pouvoir prendre le train ou l’avion, de ne plus pouvoir faire ses courses, aller au cinéma ou au restaurant fait son effet. Et c’est vrai que, quand toutes les restrictions seront appliquées, les non-vaccinés risquent même de crever de faim. Plus de boulot, plus d’école, plus d’hôpital… la vie va devenir difficile. La presse, les radios et télés ont applaudi au « courage » du Président de la République. Même le professeur Raoult a semblé aller dans le sens de la vaccination, dans une curieuse prise de position qui, analysée, n’est pas exactement une approbation de la politique vaccinale du gouvernement. La Professeur n’a pas changé de position. Il explique toujours qu’il n’est pas contre les vaccins mais qu’il convient d’examiner le rapport risque/bénéfice. Selon lui pour la plus grande partie de la population, il n’y a pas d’intérêt à se faire vacciner. Il rappelle que la vaccination de masse ne peut pas réduire la circulation de ces virus parce qu’ils mutent… Il redit que les vaccins proposés sont toujours expérimentaux…

Bref, Raoult prône la prudence, évite de faire des pronostics et recommande de faire de la médecine plutôt que de prendre des mesures politiques.

UNE BATAILLE GAGNÉE, QUID DE LA GUERRE ?

Nous nous souvenons qu’Emmanuel macron nous avait répété que nous étions en guerre. Dans cette guerre, il vient de lancer une offensive éclair contre nos libertés en imposant un apartheid aux non-vaccinés. Peut-il gagner la guerre ? Celle contre le virus, personne ne la gagnera, ni à court ni à moyen terme. Les coronavirus existent depuis des millions d’années, l’humanité vit avec. Nous nous adaptons, et les virus aussi. Mais le but de guerre de Macron n’est pas de vaincre la maladie. Ses buts semblent d’une part de satisfaire ses commanditaires, et d’autre part de se maintenir au pouvoir. C’est plus simple. En augmentant les vaccinations, en convaincant la population que les vaccins sont le « graal » Macron conforte les profits la puissance de big-pharma. D’autant plus que le système est bien verrouillé, seuls Pfizer, Astra-Zenecca, Moderna, Johson-Johson et Janssen sont autorisés. N’essayez pas de vous faire vacciner avec SpoutnikV ou Sinovac, ces vaccins de type traditionnel ne sont pas retenus pour le « pass-sanitaire ». Quand bien même les études d’efficacité et d’innocuité leurs soient favorables. Le premier objectif de Macron : les profits, est donc atteint . Quant au second, sa réélection, il semble en bonne voie. La principale concurrente, Marine Le Pen subit depuis des mois les manœuvres du Président et reste à la traîne. Aucun candidat n’a pris une position claire de défense des Français. A part, peut-être, Eric Zemmour, et encore avec une extrême prudence.

ZEMMOUR EN EMBUSCADE

Eric Zemmour qui en général ne manque ni de courage, ni de clairvoyance, ni de culot n’a pas pris la tête d’une révolte contre la vaccination obligatoire. Ses partisans, tout au moins la frange la plus patriote de ses soutiens, attendait qu’il lance la contre offensive. Dans son éditorial du 13 juillet sur Cnews, il a tiré à boulets rouges sur Macron, mais s’est bien gardé de prêter le flanc à des critiques ou des attaques. Le général s’est contenté d’escarmouches. Il a pourtant marqué des points. Il ne s’est pas aliéné les électeurs qui sont déjà vaccinés et qu’il aurait pu vexer en stigmatisant leur naïveté ou leur couardise, face au risque plus virtuel que réel de ce virus qui tue moins qu’une grippe saisonnière. Il a méthodiquement démonté les décisions successives du Président jusqu’à la privation générale de liberté décidée avec le « Pass-sanitaire », à un moment où l’épidémie est de moins en moins grave. Zemmour a montré que Macron est un piètre chef d’Etat, qu’il ne défend pas la France, ni les Français. Eric Zemmour a affaibli son adversaire, sans passer à l’offensive. Dans cette guerre Macron a trouvé un adversaire dangereux.

SORTIR DE L’IMPASSE

Les lecteurs des Pieds Nickelés le savent, le tout n’est pas de réussir une bonne arnaque, il faut savoir en sortir, sans se faire prendre… Et dans cette affaire mondiale du coronavirus, la difficulté est « de bien finir ». De sortir de la « crise », de tout le cinéma qui est fait depuis un an et demi sur la dangerosité d’un virus qui ne tue que les sub-claquants et les vieillards. Dans les tentatives précédentes, (car il y a eu des précédents à cette épidémie, des sortes de galops d’essai) les sorties ont été piteuses. Pour H1N1, la grippe aviaire, certains ont fait des profits fantastiques. Mais d’autres y ont laissé des plumes. On se souvient de la commande de 94 millions de doses de vaccins par la Ministre de la Santé de l’époque, Roseline Bachelot.

Les doses n’avaient pas été utilisées, les gens n’avaient pas eu assez peur, les Français ne se sont pas fait assez vacciner. Ce fut un énorme fiasco financier et il est apparu évident, en l’absence de catastrophe sanitaire de cette non-vaccination, que ces vaccins ne servaient à rien.

Avec le coronavirus la mise en scène de la peur a beaucoup mieux fonctionné. (souvenez-vous des images venant de Chine avec ces gens qui tombaient raides morts dans les rues, ces patinoires transformées en morgues, et cet hôpital construit en une semaine…). La vaccination marche. Pensez, 35 millions de personnes, en France, se sont faites vacciner !

Mais comment après avoir bloqué la population, mis l’économie à genoux, provoqué la mort de milliers de personnes en interdisant l’hydroxychloroquine ou en administrant du Rivotril à des vieillards, les responsables peuvent-ils s’en sortir sans dommage ? Sans enquête ? Sans que les victimes n’obtiennent un examen au pénal ?

Comme pour les Pieds Nickelés, c’est la fin qui est délicate. La tentation, c’est de ne pas en sortir, c’est à dire de maintenir la pression de la peur sur la population. Impossible. L’autre solution est osée, mais c’est celle qu’ils ont choisie, c’est de se présenter comme des sauveurs de la population avec la vaccination généralisée. Une belle fin pour nos apprentis sorciers, que de se faire attribuer l’amélioration d’une situation sanitaire qui n’a rien de grave… C’est ce qui est en cours en Grande Bretagne où Boris Johnson après avoir vacciné à tour de bras, supprime les restrictions « sociales ». Sans conséquence sanitaire, bien que les vaccins n’aient pas montré une grande efficacité. Cela permet un coup double, d’une part pour les coquins de se sortir de la nasse et d’autre part de compléter les profits des labos !

L’EFFET BOOMERANG

Imposer la vaccination en transformant les sceptiques, les résistants, ou tout simplement les braves gens qui ne veulent qu’une chose qu’on les laissent tranquille, en parias, pourrait s’avérer dangereux. Cela risque d’énerver beaucoup de monde. Et, à une victoire initiale rapide et facile, pourrait succéder des lendemains difficiles. Il y a eu des précédents historiques célèbres. On pense aux prémisses de la Révolution Russe. Après la fusillade de Saint Pétersbourg, le peuple russe est devenu difficile à tenir. On a un avant goût des conséquences possibles avec les manifestations spontanées de ce mercredi 14 juillet. Il y a eu des manifestations « spontanées » dans toute la France. A Bordeaux quelques milliers de personnes à l’appel de l’extrême gauche, mais aussi à Bergerac! À Pau! À Sarlat! À Bayonne! De petites villes qui n’ont pas la réputation d’être des hauts lieux de l’activité révolutionnaire.

Réfléchissons. Jusqu’où ceux qui nous dirigent pousseront-ils la contrainte sur la population ? Peut-être jusqu’à ce qu’il ne reste plus que 10 ou 5% d’irréductibles  non vaccinés. Et pour arriver jusqu’à ce résultat, combien auront-ils fabriqué de révoltés avec des gens qui ne sont aujourd’hui encore, que de simples opposants, de simples râleurs, de simples sceptiques, de simples amoureux de la liberté ? Et c’est là que les patriotes doivent agir.

Comme l’a fait avec une grande clairvoyance Florian Philippot, les patriotes doivent impérativement s’adresser à ces nouveaux parias, à ce nouveau prolétariat, à ces gens qui sont acculés « à une prise de conscience obligatoire » par le Pouvoir lui-même.

Bien sûr les patriotes doivent tenter d’obtenir une victoire électorale, en particulier en 2022, mais nous voyons qu’une partie de plus en plus importante des électeurs est désespérée, et ne se déplace plus. Le changement de population et la propagande incessante rendent cet espoir bien mince. En abusant de la contrainte, par exemple pour imposer aux parents de vacciner leurs enfants avec des produits expérimentaux, ce pouvoir va fabriquer des révoltés. Macron, dans ses manœuvres pour se faire réélire, nous offre une occasion de rassembler, de convaincre une partie suffisante de la population pour provoquer un changement radical de la politique en France. Le mot d’ordre « Liberté » qui était révolutionnaire sous la Monarchie ou sous le joug des régimes communistes redevient un slogan chargé d’espérance. Ne ratons pas cette opportunité. Organisons les.

Ohé, paysan, artisan entends-tu le pays qu’on enchaîne !

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