LE COVID, LES LE PEN ET LE 1ER MAI !

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La crise du coronavirus n’a pas fini de bousculer les habitudes acquises… Événements reportés voire même annulés, déchaînements de violences dans les zones de non-France, incertitude quant à la reprise de l’activité. Et voilà qu’arrive un 1er mai qui, pour ne surprendre personne, ne rompt pas la dynamique de distanciation et d’isolement impulsée par le gouvernement. C’est donc chez eux que les ouvriers commémorant la fête du travail, les catholiques priant Saint Joseph artisan et les membres de la droite nationale fêtant Jeanne d’Arc sont invités à se souvenir et espérer ! L’espoir d’un « monde nouveau » tel que décrit par l’ex-employé de la banque Rothschild apparaît pourtant de plus en plus contesté dans le champ politique et sur les réseaux sociaux. Malgré la censure croissante, de nombreux français prennent la parole et accusent le gouvernement pour son « incompétence » et sa « politique irresponsable ». C’est notamment le cas de la famille Le Pen, père, fille et nièce, qui a tenu à s’exprimer ces derniers jours dans différents médias, donnant à la crise de la gestion du covid-19 une tonalité éminemment politique !

LE GRAND RETOUR DE MARION MARÉCHAL ?

Marion Maréchal a été aperçue ces derniers mois dans des événements de la droite conservatrice américaine et européenne. Ces apparitions ont été controversées notamment dans l’hebdomadaire Rivarol critiquant une OPA des réseaux de pouvoir américain sur la politique française. Aujourd’hui, l’ancienne plus jeune députée de France fait de nouveau entendre sa voix dans le commentaire de l’actualité politique. Elle s’exprimait il y a quelques jours au micro de nos confrères de Sud Radio, prétextant d’un intérêt persistant pour la politique malgré son refus « à court et à moyen terme » d’envisager un retour en politique et une quelconque candidature à l’élection présidentielle. Ainsi, ses craintes portent surtout sur l’avenir économique du pays après une prise de décision par trop tardive pour lutter contre la propagation de l’épidémie. Marion Maréchal, en vantant la générosité de certains grands patrons qui ont revu à la baisse leurs salaires en signe de solidarité avec le monde du travail, paraît faire un geste supplémentaire en direction de la droite libérale avec laquelle elle ne cache pas vouloir s’allier. On reconnaît le modèle italien : une alliance des forces de droite jadis ennemies, Salvini, Meloni et l’ex-président Berlusconi faisant cause commune contre le gouvernement d’union libéral et gauchiste de Giuseppe Conte. Mais cette stratégie convient-elle vraiment à la France et à son opposition atavique entre les droites orléanistes et légitimistes et sa « passion de l’égalité » ?  Il est quelque peu permis d’en douter.

LE 1er MAI, TEL PÈRE TELLE FILLE ?

Ce 1er mai que certains commentateurs attendaient peu johannesque de la part de la présidente du RN Marine le Pen, aura finalement vu celle-ci et son poulain Jordan Bardella déposer une gerbe devant l’une des statues parisiennes de la « sainte de la patrie », (statue érigée en 1874 peu après la capitulation de Sedan). Dans son allocution du 1er mai, diffusée depuis chez elle (et pour cause !), Marine le Pen – qui s’était entretemps débarrassée de son masque de circonstance – trace un parallèle convaincant entre la gestion calamiteuse de la guerre contre la Prusse (qui vit tout de même l’armée de Bismarck défiler dans les rues de Paris ) et l’impréparation de nos gouvernants. Ces derniers obnubilés par l’idéologie du « profit » ont saigné l’hôpital public à coût de « cost-killers » ; système consistant à pousser la pénibilité du travail à son paroxysme et en même temps à licencier de loyaux employés dans le but de maximiser les économies dans le secteur public. L’absence de matériel adapté reproduit en l’an 2020 le défaut d’armes de guerre et d’artillerie qui causa à la France l’une de ses plus lourdes défaites. Comme le dit l’adage, les mêmes causes produisent mêmes les mêmes effets…

Mais la principale intervention de la journée et celle qui était la plus attendue des militants historiques de la cause nationale, c’était bien sûr celle du Menhir en personne, l’insubmersible Jean-Marie le Pen ! La crise du coronavirus n’est pour lui qu’une crise de plus dans une vie de combat rôdée aux âpretés de la politique et aux difficultés du terrain. Le fondateur du Front National adressait à ses sympathisants ce matin-là une vidéo pleine d’espoir dans laquelle il invite les français à se tourner vers la pucelle d’Orléans dont il rappelle la canonisation par le pape Pie XI en 1920 (il y a tout juste 100 ans !). Réitérant son imprécation « Jeanne, au secours ! » qui lui valut une notoriété nouvelle sur les réseaux sociaux en 2015, le patriarche de la droite nationale tourne ses regards vers le ciel en des temps de crise qu’il estime très grave et qui pourrait selon lui « conduire à une troisième guerre mondiale » (ce qu’il affirmait dans un entretien récent). Ce Jean-Baptiste criant dans le désert n’aura définitivement jamais cessé de tonner en attendant la renaissance nationale qu’il appelle encore de ses vœux… En accord avec sa fille, il emploie la même expression de « grain de sable » dans les rouages du mondialisme que représenterait ce petit virus. Arrêt temporaire de l’  « échangite » et de la «sans-frontiérofolie» . Alors, simple feu de paille, ou point de départ d’une révolution totale de notre système politique ?

Carolus Magnus

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