Le symbole de Lampedusa

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Il faut, sans hésiter, saluer la démarche de Marion Maréchal se rendant à Lampedusa. Elle rappelle la nécessaire solidarité des peuples européens face à la provocation migratoire et à la menace qui en découle. Cette poussée de migrants « subsahariens », comme les appellent en général dédaigneusement les médias du Maghreb, vient de deux pays précis d’Afrique du Nord. Or, la Libye et la Tunisie sont justement les deux pays dont la situation politique plus que trouble laisse le champ libre aux opérations des Frères musulmans.

Ne nous y trompons pas : les forces de l’islamiquement correct ont cherché pendant plusieurs années a faire céder, successivement : la digue de Gibraltar et du Maroc espagnol ; puis celle des îles de la Mer Égée, ainsi que la frontière de l’Evros vers la Grèce et la Bulgarie. Leur nouvelle offensive à Lampedusa mise aujourd’hui sur l’isolement supposé du gouvernement italien de Giorgia Meloni. Les autorités de Rome se singularisent en effet au sein du dispositif européen. Celui-ci a multiplié depuis plusieurs années les signes de faiblesse : gel du travail de Frontex, volonté affirmée d’ouvrir les vannes sous prétexte de métiers en tension, ceci sans parler des offensives idéologiques wokistes, etc.

La campagne électorale en vue des élections européennes de 2024 est pratiquement ouverte. Or, elle devrait déterminer une ligne de partage entre ceux qui soutiennent [vraiment] et ceux qui dénigrent le gouvernement italien, et qui, ce faisant trahissent l’Europe.

Dans la présentation de son intervention salubre et courageuse, Marion Maréchal souligne un point qu’il ne faut jamais perdre vue. Lorsqu’on interroge sur leur destination finale les arrivants de Lampedusa, ils vantent les avantages, pour eux, du système français. Or, quelque 47 % des immigrés légaux résidant dans l’Hexagone bénéficient déjà du chômage. Tout surcroît ne peut donc qu’aggraver la situation de nos comptes sociaux, alourdir la dépense publique, l’endettement du pays, sans parler de la criminalité.

Le pays présenté comme le plus « désiré » est donc le plus menacé.

Il n’est pas inutile d’observer, à ce sujet, l’évolution des discours des partis de centre-droit.

Durant la précampagne des dernières présidentielles Michel Barnier avait proposé une idée particulièrement intéressante : celle d’un moratoire de l’immigration. On bloque provisoirement toute entrée de ressortissants extra-européens et on travaille à l’élaboration d’une législation nouvelle, qui serait validée par référendum. Dans ses discours récents, Eric Ciotti a multiplié, de son côté, les mises en garde pertinentes contre le projet chèvre-chou, qu’essaye de vendre le gouvernement Borne-Macron, comme quand on veut faire avaler son dîner à un bébé : une bouchée pour l’expulsion des « radicalisés » et autres « séparatistes » ; une bouchée pour l’entrée massive de futurs chômeurs. Cette inacceptable symétrie ne doit pas nous tromper.

Il faut donc repartir à la base et dire à la classe politique européenne : oui ou non êtes-vous solidaires des gouvernements du sud de notre continent confrontés aux provocations migratoires ; oui ou non êtes-vous décidés à agir réellement pour défendre nos frontières ; oui ou non avez-vous compris qu’il ne s’agit pas de répartir mais d’empêcher réellement l’invasion.

Nous ne devons pas entretenir l’illusion que le vote de 2024 changera tout. Qu’au moins il donne dans les 27 pays, un nécessaire signal : celui des progrès d’une avant-garde européenne, solidaire de nos amis Italiens.

href= »https://linsolent.typepad.fr/.a/6a00d8341c715453ef0240a4e95115200b-pi »>Petite-chouette

JG Malliarakis 

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