Les élections peuvent elles être truquées ?

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Sur le blog de Nicolas Bonnal, Maud nous fait part de son expérience de contrôle électoral, et ça décoiffe ! Elle apporte des elements factuels qui mériteraient une commission d’enquête …

Je voulais réagir à votre remarque sur le fait que les élections françaises n’ont pas été truquées, pas besoin avec la masse de blaireaux vaccinés 3 doses, selon votre opinion (mmmh…).

Je voulais quand même vous faire part d’une expérience personnelle à ce sujet.

Moi je fais partie des gens qui sont convaincus d’un truquage massif. D’ailleurs, le score réel de Macron selon moi est apparu deux mois après les présidentielles, quand LaRem a fait 4% aux européennes : 6% maxi, c’est le fond du panier pour Macron, en grattant à deux mains, Mais passons.

Avec ma conviction du truquage, je me suis inscrite dans une association fondée par un type appelé François qui a lancé un projet de contrôle citoyen des élections, trois mois avant l’échéance présidentielle. Assez bizarrement, je me suis retrouvée propulsée au secrétariat de l’asso, où j’ai pu apprendre deux ou trois choses du fonctionnement électoral, mais aussi sur les buts de cette association. J’ai également traité des dizaines de milliers de mails, jusqu’à 700 par jour, de gens qui manifestaient le désir d’en finir avec Macron et de reprendre les choses en main à leur niveau. Beaucoup de gens tout autant que moi convaincus d’un truquage massif. Un nombre non négligeable d’entre eux était rendu fou furieux par le sentiment de trahison et d’impuissance. Certains étaient des assesseurs politiques assermentés qui avaient été empêchés en 2017 d’accéder en Préfecture pour assumer le deuxième étage de contrôle que les élections normalement requièrent.

En plus de cet excellent poste d’observation de la société française, j’ai pu également vérifier le fonctionnement de l’association de l’intérieur.

Tout d’abord, il faut savoir que les élections sont contrôlées au niveau local par les citoyens mais dès que les résultats sont sortis de la mairie, ils sont acheminés à la préfecture où, à ce niveau de contrôle, seuls les assesseurs des différents partis politiques sont habilités à venir vérifier le décompte des votes. Au-delà du niveau départemental, le contrôle est effectué par des juges électoraux, nommés … par le pouvoir politique (comme c’est pratique). Ensuite, au niveau national, le Conseil Constitutionnel est supposé n’annoncer le vainqueur des élections qu’une fois tous les litiges purgés.

D’autres associations que la nôtre l’avaient saisi, c’est pourquoi le CC s’est EMPRESSE de désigner Macron vainqueur, avec une célérité qui, en soi, était déjà problématique, et cela sans même étudier le moindre litige porté légalement à sa connaissance (par voie d’huissier).

Une fois élu, le «président» devient inexpugnable, car les lois de la république n’ont pas, semble-t-il, prévu ce type de configuration. C’est ce qu’on a vu aux USA où la fraude a été massive, prouvée, et pourtant sans effet sur le résultat final.

Maintenant, le plus intéressant : la remontée des votes, leur centralisation et sommation se fait à Beauvau par un logiciel appelé EIREL. Ce n’est même pas un Intranet, c’est juste un site en ligne avec un contrôle d’accès minimal (identifiant – mot de passe), donc crackable par n’importe quel hacker un peu pointu. Le logiciel n’est, lui, contrôlé par aucune instance administrative ou indépendante, rien, walou, zéro : en ligne sur Internet, pas de contrôle. Si le moindre problème fuite, on pourra toujours accuser les « hackers russes », et évoquer l’ingérence étrangère, comme cela a été fait aux USA.

Ce qu’il faut bien comprendre ici, c’est qu’il est possible d’imposer n’importe quel résultat TOUT en garantissant la conformité avec ce qui a été relevé au niveau local : les chiffres sont ventilés pour être cohérents, mais le résultat final est hors d’atteinte. Vous pouvez trouver Macron à 16 % sur des milliers de villes et de villages, et l’avoir à 26% en décompte final. Il fait nulle part 26% sauf dans Paris 16ème, mais c’est ce que va donner son score final. Et puis, comme vous l’avez vu, on peut au besoin retirer 2.3 millions de voix à l’un des candidats, en direct au 20H, sans que ça dérange personne. Où sont-elles passées, ces voix ?

Pour l’asso, l’idée de départ était de vérifier la sommation des votes au niveau national, en gardant à l’esprit que si un écart apparaissait quelque part, il fallait pouvoir certifier les votes au niveau local afin de porter l’affaire en justice. Le contrôle des votes au niveau des mairies n’avait qu’un seul objectif : permettre d’ester en justice. C’était le principe de base de l’asso, et c’est comme ça que nous avions envisagé son activité : viser la ventilation des votes, sachant qu’il y a peu ou pas de fraudes locales, au niveau des mairies : on l’a vérifié en accédant à certains documents du Ministère de l’Intérieur (la fraude locale est totalement marginale et ne concerne que quelques milliers de voix, tout au plus

Le problème, c’est qu’un groupe de deux bonhommes avec un profil atypique (ancien gestionnaire de fortune pour l’un) ont noyauté l’association et « repris les choses en main » avant l’échéance. A quelques semaines de l’élection, ils ont offert une solution « clef en main » pour remanier le système de comptage de l’asso. Quand notre premier système a été démantelé pour mettre en place le second, il m’apparut clairement que le nouveau système avait pour objet le comptage en local, dont on savait qu’il ne présentait pas de fraude possible, et qu’il n’était plus question de s’attaquer à la ventilation des votes au national, trop complexe. A mesure qu’apparaissait cette mouture, je recevais des messages de statisticiens professionnels (CNRS etc) qui proposaient leur aide. Je mettais leur candidature de côté pour le Bureau, mais toutes ces compétences étaient systématique écartées. C’est là que j’ai commencé à flairer un flan.

De mon côté, j’ai mis à contribution les moyens humains de l’asso et les compétences des juristes qui y adhéraient pour proposer une saisine de la justice afin d’imposer un contrôle citoyen du logiciel EIREL. J’ai trouvé les autorités compétentes que nous pouvions sommer de contrôler EIREL, et d’autres auxquelles nous pouvions faire appel (sécurité intérieure, militaires…). J’ai fait valoir au bureau de l’association que cela rentrait dans son objet, et que c’était un coup de pute que nous pouvions jouer à la dernière minute. Nous pouvions le faire, nous pouvions saisir une ou plusieurs autorités pour forcer l’accès à la sommation des votes. C’était au minimum une bonne idée, avec des dizaines de milliers d’inscrits, nous étions fondés à faire la demande. Cette idée aurait dû être examinée avec soin par le bureau de l’association, mais ce n’est pas ce qu’il s’est passé : ils m’ont foutue à la porte le jour même, et ont coupé tous mes codes d’accès aux mails de l’asso, les téléphones, groupes Telegram etc. J’ai été écartée comme une malpropre. Apparemment je suis arrivée sur un continent tabou, le genre d’endroit où personne n’est censé atterrir.

C’est pour ça que j’ai acquis une profonde conviction de truquage : on a volontairement sabordé l’association pour qu’elle ne fasse pas ce qu’elle aurait dû faire : contrôler la ventilation des votes, contrôler l’activité d’EIREL. Rien de cela n’a été fait, et Macron a été élu triomphalement. La bonne blague.

Au lendemain des élections, je me suis quand même amusée à recompter moi-même les résultats affichés par les mairies des 75 premières villes de France (selon l’ordre de l’INSEE), et j’ai trouvé : Mélenchon premier, Macron second, au coude à coude avec Le Pen. Seuls quelques arrondissements de Paris donnaient Macron vainqueur haut la main. Les 75 premières villes de France correspondaient je ne me souviens plus trop, à 10 ou 20% de la population générale, et les proportions données par Beauvau ne s’y reflétaient pas du tout,

Autre point intéressant à noter : les villes où il y avait des machines à voter ont TOUTES affiché des taux significatifs pour Macron, largement supérieurs au reste de la population générale, et ne correspondant jamais à la moyenne locale.

En clair, les villes dotées de machines à voter sont des îlots de Macronisme, même dans des cités ouvrières ou des zones frappées par l’immigration de masse, ce qui est pour le moins bizarre.

C’est pourquoi être en colère contre les blaireaux n’est pas suffisant (NDLR : si vous limitez mes textes à ça…). Une analyse plus fine de la situation montre que les choses ne sont pas telles qu’elles sont supposées être, et certainement pas telles qu’elles paraissent .

 

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