Les raisins de la colère : petit aperçu de la crise agricole en Gironde

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Burdigala presse était à Langon en Gironde le Lundi 29 Janvier sur les barrages des agriculteurs.

Deux ronds points essentiels étaient occupés par les tracteurs et les remorques.          Ambiance bon enfant, grillades et chant du coq sur le rond point de l’autoroute.

Sur ce dernier, une remorque, remplie d’élus avec écharpes tricolores ainsi que le sous préfet, servait d’estrade et les manifestants leur posaient des questions. Le spectacle était malgré tout surréaliste entre deux mondes, certains élus ruraux semblaient d’ailleurs mal à l’aise, sans doute car ils avaient le sentiment de ce hiatus.

L’un d’eux parlait beaucoup, débitant un vocabulaire technocratique, parlant d' »aménagement du territoire » alors qu’un des problèmes de fond est justement serait de ne pas « déménager le territoire » et affirmant que les charges sociales étaient des « contributions » ( sic) !

Nous avons pu interroger 3 agriculteurs, voici le premier de la série avec une viticultrice de l’Entre Deux Mers, La Maison de Berneuilh, vignobles Noriega, 33760 Porte de Benauge. On peut constater, une fois de plus, le bon sens de ces personnes qui sont en prise directe avec la réalité. Par son témoignage, elle démontre que c’est la propriété privée qui est menacée, ce qui est logique pour mettre fin à toute liberté . Vous ne posséderez plus rien et vous serez heureux selon un certain Klaus Schwabb …

Ensuite Lionel Banos, pratiquant la polyculture élevage dans l’Entre Deux Mers , à Blasimon, nous a détaillé ses difficultés et son pessimisme pour l’avenir si le système n’est pas totalement revu;

Enfin le dynamique maire de Pian sur Garonne, Didier Cousiney, viticulteur lui même, très au fait des racines des maux qui accablent viticulteurs et autres branches de l’agriculture. Très actif au sein d’un collectif de défense non inféodé à un syndicat, il a accepté de nous répondre. Il a ciblé l’Europe et le millefeuille d’organismes bureaucratiques qui maintienne ces professions dans un carcan mortifère.

Cette crise vient de loin, c’est le cri d’une France qui ne veut pas mourir, enracinée dans  son terroir et fière de ses valeurs. Nous sommes tous concernés car c’est notre identité qui est menacée.

Il est bien tard mais rien n’est perdu !

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