L’intelligence artificielle ferait elle la pige à tous les sondages ?

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À 78 jours de l’élection présidentielle, les résultats des enquêtes de sondages semblent étrangement figés. Emmanuel Macron caracole toujours en tête, indéfectiblement suivi de Valérie Pécresse et de Marine Le Pen, toutes deux dans un mouchoir de poche. Éric Zemmour semble avoir définitivement décroché, talonné désormais par Jean-Luc Mélenchon en étonnante « remontada ». Cette stabilité unanime des sondages ressemble à une opération d’intoxication, venant s’ajouter au travail de sape des médias à la solde, pour manipuler l’opinion. Il s’agit d’amener à la résignation ceux qui croient au redressement possible de la France et donc aux chances du candidat d’« extrême droite ».

Pour s’en expliquer, les sondeurs admettent qu’ils sont dans le flou, qu’ils sont confrontés au problème des non-répondants ou des indécis. Ce qui est inhérent au principe du sondage, me semble-t-il, et donc peu crédible comme excuse. Alors, ils multiplient les préambules méthodologiques pour tenter de trouver des explications aux marges d’erreurs potentielles et opèrent des redressements en fonction de critères passés, dépassés. Bref, ils noient le poisson.

Ce qu’ils semblent négliger, c’est que nous vivons aujourd’hui dans le monde des émotions numériques et que les réseaux dits sociaux donnent désormais le pouls de l’opinion aussi bien, sinon mieux, que leurs techniques de sondages.

L’analyse de ces réseaux, grâce à l’intelligence artificielle, offre désormais des photos instantanées probablement plus pertinentes que les sondages …

QOTMII

Photos qui varient évidemment très vite au gré des déclarations et du « buzz » qu’elles engendrent. Ainsi, l’application gratuite QOTMii propose de capter et analyser en temps réel les émotions des gens sur les sujets de société qui les passionnent. « Nous captons les émotions exprimées en temps réel sur le Web et tous les supports numériques afin de dégager des tendances et mesures sur tous les thèmes que vous aimez, grâce à une solution d’intelligence artificielle unique, à la frontière des neurosciences, du marketing et de la psychologie sociale » vante la plateforme de téléchargement.

QOTMII

Ainsi peut-on savoir instantanément, grâce à cette application, quelle équipe de foot est la plus en vue pour remporter un championnat, quelle série télé incontournable il faut absolument découvrir, quelle personnalité politique semble la plus populaire auprès des électeurs, quel participant à une émission de télé-réalité a des chances de gagner, etc. Et ce, en scrutant et recueillant les émotions en instantané sur la presse nationale, régionale, locale, les blogs, les forums, les médias sociaux, et les analysant qualitativement et quantitativement.

Par exemple, si l’on s’intéresse au dénigrement orchestré contre Éric Zemmour et Jean-Luc Mélenchon, tous deux opposés au passe vaccinal, QOTMii détecte la lassitude et une certaine rupture non encore perçues par les méthodes d’analyses sondagières traditionnelles. Elle détecte aussi les tensions, comme celles qui existent désormais entre le peuple fatigué par les discours sanitaires et les « élites médiatiques » (journalistes, politiciens, experts, spécialistes des plateaux…).

Dénigrer ses adversaires est une stratégie bien connue, devenue systématique pour la sphère auto-proclamée bien-pensante subissant le joug de la gauche radicale. Mais c’est aussi les mettre en avant, optimisant ainsi les « buzz » et même leur popularité. Dès lors, les répercussions sur leur potentiel électoral deviennent mesurables, en instantané, par les algorithmes de l’intelligence artificielle.

Ainsi, mardi dernier 18 janvier, Éric Zemmour était-il en pôle position dans les intentions de vote des Français d’après les algorithmes de QOTMii.

Cette approche du sondage d’opinion remet bien des choses en perspective et montre que l’élection présidentielle est loin d’être jouée comme voudraient laisser à croire les « élites médiatiques ». La stratégie des boucs émissaires, si elle fonctionne souvent, n’est pas toujours gagnante.

L’avenir dira qui, des sondeurs traditionnels ou des algorithmes, étaient les plus pertinents

Charles ANDRÉ, Nice Provence Info
« L’important n’est pas de convaincre mais de donner à réfléchir. »

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