La commission d’enquête sur l’audio visuel et son rapporteur, Charles Alloncle fait couler beaucoup d’encre et alimente les polémiques.
Par exemple, que dire de Matthieu Pigasse, Xavier Niel, Delphine Ernotte, Charles Alloncle, ou de Jérémie Patrier-Leitus, si ce n’est qu’ils ont très certainement pour point commun, chacun dans leur genre, de ne pas faire l’unanimité ? (et c’est le moins qu’on puisse dire).
Le débordement et l’instrumentalisation d’une commission parlementaire n’ont tout d’abord pas commencé avec Charles Alloncle et d’autres exemples récents illustrent en miroir que les dissensions entre un rapporteur très politisé et le président, voire les autres parties prenantes, ne sont pas nouveaux et existent depuis plusieurs années, illustrant parmi d’autres exemples la décadence de nos pratiques institutionnelles dont celles du Parlement.
Cela ne signifie pour autant pas que l’objet et les faits venant à être révélés par une commission sont dépourvus d’intérêt. Un rapporteur ou un président (lequel ne brille pas toujours non plus par sa neutralité et son habileté, il faut le dire), ne sont que des rouages. Ni des héros, ni des parias.
En l’occurrence, cette commission d’enquête parlementaire, quels que soient les travers supposés ou amplifiés de son rapporteur, a levé toutes sortes de scandales et de faits indiscutables.
Le vrai sujet, ce n’est certainement pas Charles Alloncle, c’est la malfaisance exercée sur l’audiovisuel public par quelques uns depuis trop longtemps, ce sont les énormités relevées par la Cour des comptes et par quantité d’intervenants institutionnels, de personnes morales ou personnes physiques, c’est enfin et surtout l’impunité et l’arrogance avec lesquelles une petite caste semble déterminée à tout faire pour se couvrir et continuer de vivre aux dépens de l’intérêt général.
Cette arrogance et cette impunité ont d’ailleurs été cinglantes, en ce compris au cours de nombre d’auditions, et n’avaient pour la plupart aucune justification si ce n’est le vague prétexte de la victimisation ou de l’inversion accusatoire déversée réciproquement entre les auditionnés et le rapporteur dans un jeu d’ultra personnalisation de sujets graves et d’intérêt général.
Alors oui, Charles Alloncle a commis quelques erreurs techniques qui ont illustré une préparation insuffisante de certains points et l’ont poussé, dans le pire des cas, à affirmer des choses inexactes, ce qui a permis à ceux qui y trouvent un intérêt, de le décrédibiliser afin de taire et masquer ce qui est par ailleurs tout à fait vrai et juste inacceptable.
En cela, au-delà des approximations, ou du militantisme de ce député dont on est libre de partager, ou pas, tout ou partie des positions, la réalité dépeinte tant par les faits avérés par cette commission d’enquête (et il y en a !) que par le mépris de certains auditionnés prenant seul prétexte de leur aversion du rapporteur, constitue un véritable doigt d’honneur adressé aux Français qui, dans leur immense majorité ne réclament pas urbi et orbi une privatisation – couperet du service public de l’audiovisuel, mais simplement un peu de justice, un peu de décence, et un recentrage du traitement de l’information qui permette – vraiment – de faire vivre la neutralité et l’honnêteté intellectuelle pour que nous nous y retrouvions TOUS.
Alors merci à Charles Alloncle pour sa ténacité qui permettra, espérons le, de nettoyer les écuries d’Augias de l’audiovisuel public.












Pas d’accord ! Il devient urgent de se débarrasser de ce prétendu service public devenu totalement inutile avec la multiplication de radios/télévisions parfaitement en mesure de le remplacer.