Racisme en France : à qui la faute?

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Billet d’humeur, libre expression

L’âge n’a pas que des avantages, mais il donne le recul pour mesurer les évolutions, et tenter d’en comprendre les ressorts.

C’est ce qui me permet en tant que « vieux con des neiges d’antan » de constater les ravages de l’antiracisme dans les esprits. Jamais en effet la notion de race n’a été aussi absolue et quasi religieuse. La race est partout, alors qu’on affirme dans le même temps que les races n’existent pas…. Dans mon activité vétérinaire, je disais à mes clients pour plaisanter que je n’était pas raciste parce que j’aimais et soignais toutes les races de chiens, bovins, chevaux : la notion de race existe toujours pour les animaux de façon évidente et reconnue. Heureux temps où on pouvait parler de tout sans risquer le procès et la déchéance sociale. On pouvais se moquer des belges, des corses, des juifs, des homos, des noirs, des asiatiques, sans y voir malice. Les Inconnus, Pierre Desproges, Coluche seraient dans l’impossibilité de réaliser certains de leurs sketches cultes ! Notre pays, la France, était alors le pays le moins raciste du monde. Mais ça c’était avant ! Avant SOS racisme, avant l’arrivée massive d’une immigration non seulement de culture très éloignée de la nôtre, mais aussi et surtout par le travail de sape d’organisations de gauche et d’extrême gauche qui d’une part culpabilisaient les français de souche, et d’autre part déversaient leur aigreur pour ne pas dire leur haine chez ces nouvelles populations par la victimisation et un discours revanchard.

Il ne se passe pas de jour sans fait médiatique où on ne monte en épingle les faits et gestes de personnalités politiques ou médiatiques à l’aune d’un antiracisme hystérisé incarné par des Rokaya Diallo, Lilian Thuram ou bien Houria Bouteldja.

Gaston Monerville en 1947

Je pense alors à l’heureux temps où le deuxième personnage de la République s’appelait Gaston Monnerville, président du Sénat de 1958 à 1968. Personne ne trouvait cela incongru, ou, à contrario, ne s’en glorifiait comme signe d’ouverture et de progrès. Mr Monnerville était noir, et alors ?!! Originaire de Guyane, petit-fils d’esclave, il était le fruit de l’élitisme républicain, et non d’une quelconque discrimination positive. Il fit des études brillantissimes d’avocat à Toulouse et fût élu d’un département de la France profonde, le Lot.

Felix Eboué, administrateur des colonies

Felix Eboué, administrateur général des colonies sous la IIIe République, ayant rejoint le Général de Gaulle dès le 18 Juin 1940, lui aussi descendant d’esclaves, tint un rôle politique important , et repose au Panthéon depuis 1949.

Dr Sama Koffy, vétérinaire

Lors de mes études à Toulouse, de 1966 à 1970, un de mes excellents camarades de promotion était Koffy Sama, togolais, qui fera une brillante carrière dans son pays puisqu’il a été premier ministre de longues années. Il ne serait venu à l’idée d’aucun de nous de le voir au travers de sa couleur de peau, il avait réussi le concours très sélectif d’entrée à l’Ecole Vétérinaire, cela nous suffisait, il était des nôtres !

Tous ces exemples permettent de dresser un tableau qui, sans être idyllique bien sûr, montre une société apaisée et sans complexes sur ce sujet.

Après, les choses se sont gâtées : Kofy Yamgnane par exemple, fut décrété en 1989 « premier maire noir de France », et encensé à grands sons de trompettes pour cette spécificité pigmentaire par les médias. Fake news pourtant car Gaston Monnerville fût maire de Saint Céré dans le Lot de 1964 à 1971. Déjà, la couleur de la peau commençait à fausser le jugement public, ce qui est contraire à une juste conception de l’Egalité républicaine. SOS Racisme créé en 1984 commençait à influencer les esprits…Et depuis les choses se sont dégradées peu à peu, notamment jusqu’à l’hystérie actuelle avec les revendications de populations « racisées », les camps décoloniaux, la convergence des luttes avec les néo- féministes, les végans, les no-borders, les LGBTQI+ , que sais-je, aboutissant pour le coup à de véritables tensions « racistes » dans la société dont il y a tout à craindre. L’Histoire nous enseigne en effet que les mouvements de balancier ou de retour de bâton comme on voudra sont redoutables.

Alain de Peretti, docteur vétérinaire

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