Refus de la mairie de l’annexion de l’espace public extérieur par la mosquée du Grand Parc

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Un article paru dans « Sud Ouest » ce jour nous informe du refus d’autorisation de la mairie de Bordeaux de couvrir un espace extérieur qui serait de facto une extension de la mosquée du Grand Parc, zone qualifiée pudiquement de ZUS, zone urbaine sensible, on se demande bien pourquoi ! En fait il s’agit de zone à reconquérir, et la décision de la Mairie de Bordeaux est plutôt sage. Il est vrai que le souvenir des déboires d’Alain Juppé en son temps, qualifié d’ « Ali » Juppé avait joué un un rôle important dans la destinée politique de ce dernier!

On apprends dans l’article ci dessous que la mairie est propriétaire et fait payer un loyer « modique » ! Ben voyons !

Et enfin, on remarquera la tendance classique à la victimisation bien appuyée par le journaliste ….

« Je ne comprends pas, nous voulons juste abriter des gens. Parfois, ce sont plus de 1 000 fidèles qui prient dehors le vendredi, par tous les temps », déplore Djamel Ouazzani, président de l’association des musulmans du nord de Bordeaux (AMBN), qui gère la mosquée.

Pour la direction de la mosquée, l’espace extérieur est une cour intérieure, pas une voie publique.

Capacité limitée

Créée en 2015 avec l’aval de l’équipe Juppé, installée dans une ancienne annexe du lycée Condorcet, la mosquée du Grand-Parc est rapidement devenue l’une des plus fréquentées de toute la Gironde. Jusqu’à 1 500 fidèles les jours de forte affluence, selon l’AMBN. C’est bien le problème : la salle de prière accueille environ 290 personnes. Lors des grands cultes, les fidèles qui ne trouvent pas de place à l’intérieur s’assoient à l’extérieur, sur un grand parking devant la mosquée. Ils déploient leur tapis de prière sur le sol, parfois sous la pluie.

La salle intérieure de la mosquée du Grand-Parc, d’une capacité d’environ 290 personnes.

Dossier remis aux autorités

En décembre 2022, la mosquée présente à la mairie, propriétaire des locaux du Grand-Parc, et à la Métropole, un projet de toiture avec des bâches portées par une charpente amovible. « On a remis un dossier complet aux services, avec des infographies pour montrer à quoi ça peut ressembler. Tout est démontable par deux personnes, et on laisse 6 mètres en retrait de la façade du bâtiment pour réserver l’accès aux pompiers », précise Djamel Ouazzani.

« La prière est à l’intérieur »

Du côté de la mairie, le projet ne passe pas. Trois refus ont déjà été notifiés à l’AMBN. Adjoint au maire chargé des relations avec les cultes, Laurent Guillemin justifie la décision : « la mairie met des locaux à disposition de la mosquée pour un loyer modique, mais nous ne pouvons pas appuyer une demande concernant la prière dans la rue. Je vous rappelle que la loi n’autorise pas les prières sur la voie publique. En revanche, le député propose à l’AMBN de tenir plusieurs permanences pour éviter le phénomène de surpopulation. « Cela se fait dans d’autres mosquées. J’ai discuté de cette solution avec l’imam du Grand-Parc, il croit que c’est possible. Mais la mairie de Bordeaux ne peut pas autoriser les aménagements extérieurs : la prière est à l’intérieur », ajoute Laurent Guillemin.

« Je vous rappelle que la loi n’autorise pas les prières sur la voie publique »

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