Wokisme et cancel culture : le Québec nous montre le chemin à ne pas suivre !

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Une amie du Québec, que nous avons questionné au sujet de la cancel culture et du wokisme au Canada, nous transmet cette excellente synthèse du quotidien de ce pays en pointe sur toutes ces questions sociétales et surtout sur les racines historiques de cette perversion intellectuelle. On aurait tort de traiter ces élucubrations par le mépris, même si la tentation est forte. En effet cette subversion nous arrive toute emballée du Nouveau Monde, auréolée de son aura progressiste et inclusive ! Pour la combattre (elle s’impose peu à peu en France) il faut bien la connaître et notamment pour ce qu’elle est : un ersatz de religion, un avatar du marxisme et de la table rase.

Il faut avoir à l’esprit que le Québec est le premier à avoir mis en œuvre ce que l’on appelle les « accommodements raisonnables ». On entend par là une certaine bienveillance auprès de mœurs ou de culture différentes, à partir du moment où ces différences ne viennent pas interférer dans le bon fonctionnement de la société. En fait, cela avait pour but de ne pas discriminer les coutumes ancestrales des populations amérindiennes, pour ne pas les citer.  Le Canada se rappelle qu’il loue la terre aux Indiens, donc, il ne faut pas trop les bousculer.

Mais, beaucoup de communautés, immigrées récemment, se sont basées sur ces accommodements, pour essayer d’imposer leur culture. Après moults débordements, les accommodements raisonnables ont été abolis et des lois plus strictes ont été votées, notamment sur le port du hijab.

Les Québécois, du fait de leur passé d’immigrants, ont toujours été dans la bienveillance et dans l’acceptation de l’autre. Ayant eux-mêmes subi la ségrégation, la déportation – on l’appelle ici le Grand Dérangement –, accepter l’autre est une valeur profondément ancrée. Le climat aussi favorise cela. Hors de question de laisser quelqu’un dans la rue quand il fait -30˚C par exemple. Mais les lobbies LGBT et autres associations anti-racistes ont considérablement augmenté leur influence et ont profité de ces belles valeurs pour en exagérer le périmètre. Montréal est d’ailleurs considérée par les États-Uniens comme LA ville de débauche sexuelle en Amérique du Nord.

Donc, nous sommes entrés dans l’ère du wokisme pur et dur depuis une dizaine d’années. Aujourd’hui, les chaires d’Université ne peuvent plus être attribuées à des «mâles blancs hétérosexuels » et pire encore s’ils sont « catholiques ». C’est un ancien député du Salon Bleu – équivalent de l’AN en France – répondant à tous ces critères, qui a fait les frais de ce refus et qui a remonté l’info auprès des médias.

Un théâtre a récemment interdit l’accès à leur spectacle aux « blancs », avant de se raviser devant l’émoi de la population.

Il y a aussi discrimination à l’emploi. Les Caucasiens – c’est ainsi que l’on nomme les blancs  – ont de plus en plus de mal à trouver un emploi. Ils passent après les minorités dites visibles. Parmi ces minorités visibles : les femmes (!), les personnes de couleur, les personnes handicapées, les « non genrés » ( gays, trans, non binaires ) et les autochtones ( amérindiens ). D’ailleurs, certaines activités – comme des sorties à vélo par exemple – sont réservés aux gays et trans. Les hétéros ne peuvent pas participer. Cependant, aucune loi n’a été voté dans ce sens.

Une polémique est en cours actuellement, après que Trudeau ait nommée Amira Elghawaby à titre de première représentante spéciale du Canada chargée de la lutte contre l’islamophobie. Elle a traité les Québécois de racistes. Le Premier Ministre du Québec – François Legault – a demandé sa démission.

Vient s’ajouter à cela la ségrégation linguistique. Les francophones ont toujours été considérés comme ne pouvant pas accéder à des postes à responsabilités (hérité de l‘abandon de la Nouvelle France aux Anglais, par Louis XV). Le Québec est extrêmement mal perçu par les Provinces Anglophones. Mais il détient les 3/4 des richesses du Canada, donc difficiles de s’en séparer !

Le wokisme et la bien-pensance ambiante sont dûs à l’immense influence des lobbies LGBT et anti-racistes. Ils imposent leur loi et la population s’incline, alors qu’aucune loi n’a réellement été votée. Même abrogés, les « accommodements raisonnables » sont encore vivaces, Les Québécois et Canadiens en général, ne sont pas belliqueux.

Mais, comme dans tous les pays, cela se passe dans les grandes villes, pas dans les petites bourgades retirées du fin fond du Québec ! Eux, sont complètement hermétiques à ces dogmes que les wokes essaient d’imposer.

À l’Université ou même à l’école, la théorie du genre est enseignée dès le plus jeune âge. Des ateliers sur le changement de sexe sont proposés dès le primaire. Les méfaits des actions des « blancs » au cours de l’histoire sont également mis en valeur. On a même failli déboulonner la statue de Jacques Cartier et de Samuel de Champlain, les fondateurs du Québec. Un universitaire – Caucasien – de L’UDM ( Université de Montréal ) s’est vu refuser des fonds de recherches parce que son équipe ne représentait pas assez « la diversité ». Donc cela va très loin.

Il faut également être très vigilant ce que l’on dit en public, car n’importe qui peut porter plainte pour propos raciste, même si les propos ne les concernent pas.

Anecdote : Mon manager venant des Etats-Unis a refusé de fermer la porte de mon bureau lors d’une entrevue professionnelle. Je lui ai mentionné qu’avec moi, il ne risquait rien ! Il m’a répondu :  « ce n’est pas de toi donc j’ai peur, mais des autres. Les gens de ton équipe pourraient saisir le juge et m’accuser de harcèlement sexuel, juste parce que la porte est fermée». Voilà, je pense que cela vous en dit long.

Voilà dans les grandes lignes comment nous vivons ici. D’où l’envie de certains français de se retrouver dans des associations comme Tricolore, où l’on peut parler sans craindre de se retrouver au tribunal !

Là, je vais me faire plaisir en vous partageant un petit aperçu historique. Il y aurait tant de choses à dire sur ce pays.

Le Québec est reconnu comme une Nation au sein du Canada. Elle est la seule Province Canadienne dans ce cas. Le peuple Québécois est considéré comme la genèse du Canada. Les Canadiens ne sont pas d’accord sur la date de création du Canada. Certains disent que le Canada s’est formé avec la création de la ville de Québec en 1608, d’autres seulement lorsque la dernière Province – Terre-Neuve et Labrador – a été intégrée en 1949. C’est dire la jeunesse de ce Pays.

Le Québec et le Canada se sont formés par l’immigration. Les Français à partir de 1640 puis les Anglais, puis les autres vagues, plus dans l’époque contemporaine. Au départ, ils étaient une poignée et pour éviter la consanguinité, l’immigration a toujours été favorisée. Mais cela a donné lieu à une communautarisation de la société. Les personnes issues des différentes vagues d’immigration ne se mélangent que très peu avec les locaux. Pourquoi ? La France avait dans l’esprit de peupler ce grand territoire et favorisait le métissage. D’ailleurs parmi les Québécois francophones, on trouve fréquemment des ascendants Algonquins, MicMac, Huron ou autres tribus. Les Anglais ne voulaient qu’exploiter les richesses locales – les fourrures notamment – donc se métissaient très peu, en tout cas officiellement. Quand la Nouvelle France a été abandonnée aux anglais par Louis XV, le modèle anglo-saxon s’est imposé à la population locale. Le métissage était d’ailleurs très mal perçu.

Je me permets ces petits rappels car ils expliquent en partie les dérives auxquelles nous faisons face aujourd’hui.

Magali Henry

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