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dimanche 17 mai 2026
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Tommy Robinson, résistant identitaire exemplaire !

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Tommy Robinson est sans conteste l’une des figures les plus influentes de la mouvance identitaire en Occident : plus de deux millions d’abonnés sur X, des soutiens jusque dans l’administration américaine et des appels à manifester suivis par des centaines de milliers de Britanniques. Un succès bâti sur de longues années d’activisme : Tommy Robinson, de son vrai nom Stephen Yaxley-Lennon, a cofondé en 2009 l’English Defence League, une organisation entendant lutter contre l’islamisation de l’Angleterre, qu’il a quittée en 2013.
Son parcours est émaillé de bannissements des réseaux sociaux pour des messages jugés haineux, ainsi que de condamnations judiciaires, notamment pour hooliganisme et trouble à l’ordre public. Il écope en 2024 de 18 mois de prison ferme pour avoir violé une décision de justice de 2021 lui interdisant de répéter des propos diffamatoires envers un réfugié syrien – une condamnation qui lui vaut le soutien d’Elon Musk, le milliardaire américain se demandant « pourquoi Tommy Robinson est en détention à l’isolement pour avoir dit la vérité ? »
En 2025, dans un Royaume-Uni travaillé par la question migratoire, il organise des mobilisations massives pour la liberté d’expression et contre l’immigration clandestine, tout en s’efforçant de créer des ponts avec les militants partageant ses valeurs aux quatre coins de l’Europe.
Samedi 2 mai, nous l’avons rencontré à Paris, où il était invité à participer à une conférence du réseau international Patriots Network.
Les Éditions Magnus publient, en français, « Ennemi d’État » de Tommy Robinson. Préface de Laurent Obertone.
 Vous êtes connu en France pour vos positions sur l’islamisation et l’immigration. Votre venue à Paris, ce week-end, s’inscrit dans le cadre d’une conférence sur ces enjeux. Pourquoi jugez-vous important de mener votre combat à l’échelle européenne et pas seulement nationale ?
Tommy Robinson. Nos problèmes ne connaissent pas de frontières. Une même attaque contre la civilisation occidentale touche les Français et les Britanniques : votre culture disparaît, notre culture disparaît, l’immigration massive modifie à jamais le visage de nos villes. Nous le voyons tous, nous le ressentons tous, et nous sommes plus forts en travaillant ensemble sur ce sujet.
Ces dernières années, en particulier depuis le 7-Octobre, nous avons été témoins de la prise de contrôle de toutes les grandes capitales et de toutes les grandes universités par l’alliance entre la gauche et les islamistes, qui se sont unis dans tout l’Occident. Quand on y pense, c’est un phénomène qui a été à l’œuvre en Iran et au Liban – et nous avons vu où cela mène. Ces forces communient dans la haine de la culture judéo-chrétienne, de la famille et, plus largement, des valeurs qui sous-tendent le succès de toutes les nations occidentales.
Immigration record dans l’UE : plus de 64 millions de personnes nées à l’étranger en 2025
Dans ce contexte, j’ai organisé en juin 2024 une réunion avec une dizaine d’influenceurs et militants qui avaient été censurés sur les plateformes en raison de leurs prises de position courageuses. Nous nous sommes assis pendant deux jours, dans un hôtel, afin de définir les valeurs fondamentales sur lesquelles nous nous entendons : la culture judéo-chrétienne, l’opposition à l’islam, la nécessité de mettre un terme à l’immigration de masse et à l’endoctrinement LGBTQ dans les écoles, et enfin la défense de la liberté d’expression.
Vous vous opposez à l’islam, et non à l’islamisme ?
TR :« Islamisme » est un mot inventé par les politiciens et médias occidentaux ; les principes fondamentaux de l’islam correspondent aux valeurs que l’on attribue à l’islamisme. L’islam est donc incompatible avec la démocratie et la liberté occidentales.
Quelle forme devrait prendre, selon vous, la coopération entre mouvements européens qui adhèrent à ces valeurs ?
Le 13 septembre dernier a été organisée la plus grande manifestation de l’histoire britannique (entre 100 000 et un million de manifestants se sont réunis à Londres à cette occasion, ainsi que des personnalités étrangères parmi lesquelles Éric Zemmour, l’influenceuse néerlandaise Eva Vlaardingerbroek ou encore Elon Musk, en visioconférence, NDLR). Nous nous dirigeons maintenant vers une grande manifestation le 16 mai. J’ai contacté de nombreux groupes européens, avec pour objectif de nous rassembler tous le même jour, à la même heure, dans toutes les capitales du vieux continent. L’Europe doit s’unir autour de la défense de ses cultures. Chaque nation doit pouvoir célébrer la sienne, ce qui fait sa beauté. Si je viens en France, c’est pour découvrir la culture française. Or, à Paris, il faut se rendre dans les quartiers les plus aisés pour pouvoir l’apprécier. Ailleurs, elle a disparu. Les Français vont-ils attendre que toutes les villes de leur pays connaissent le même sort ?
« Une révolution culturelle est à l’œuvre en Grande-Bretagne »
Pour vous, le combat culturel est au moins aussi important que le combat politique ?
Le combat culturel est plus important. On ne peut pas résoudre les problèmes évoqués sans passer par la politique – mais la politique découlera d’une révolution culturelle. Et ce à quoi vous assistez actuellement en Grande-Bretagne, c’est une révolution culturelle. Par exemple : Robert Jenrick, qui a été ministre de l’Immigration au sein du Parti conservateur, s’est rendu il y a quelques mois au tribunal pour soutenir un homme qui avait brûlé un Coran. C’était impensable il y a encore quelques années ! Ce revirement s’explique par le fait que les politiques connaissent l’état d’esprit du pays, ils voient les millions de personnes dans les rues qui défendent nos valeurs et ils veulent s’approprier ce succès. Ils surfent tous sur une vague de patriotisme générée par un mouvement culturel. C’est pourquoi le combat culturel est central.
Ce jeudi, les Britanniques se rendront aux urnes pour les élections locales. Aux partis traditionnels – travaillistes, conservateurs, libéraux, verts – s’ajoutent désormais plusieurs partis ouvertement anti-immigration : Reform UK, le parti de Nigel Farage ; Restore Britain, plus radical ; ou encore Advance UK. C’est inédit…
Depuis l’époque de Churchill, aucun membre du Parlement britannique ne parlait d’islam. Aujourd’hui, non seulement les élus de Reform UK en parlent, mais même certains députés conservateurs. C’est un changement majeur. Il y a seulement deux ans, évoquer la « remigration » était inconcevable. Aujourd’hui, de nombreuses personnalités politiques en parlent ouvertement.
Au Royaume-Uni : le parti anti-immigration Reform UK en tête des intentions de vote Entre toutes ces nouvelles formations, vous avez rejoint Advance UK – un petit parti qui n’apparaît pas dans les sondages.
TR :J’ai tout simplement rejoint ce parti parce que je le considérais comme la meilleure option. Je voulais que notre mouvement reste indépendant de tout autre parti politique.
Avez-vous pour autant des contacts avec Reform UK ou Restore Britain ?
TR : J’en ai avec Restore Britain, pas avec Reform UK. Les électeurs de Reform UK soutiennent ce parti dans l’espoir de renverser l’establishment, sans percevoir qu’il en fait lui-même partie. Nigel Farage a toujours cherché à s’inscrire dans le système : il a notamment affirmé qu’à l’horizon 2050, l’islam serait devenu si influent en Grande-Bretagne qu’on ne pourrait plus se permettre de s’aliéner la communauté musulmane. C’est un drapeau blanc, une capitulation. Il va devoir changer de cap, faute de quoi il perdra tous ses soutiens. Car le pays est prêt pour une révolution politique dans laquelle l’islam n’aura plus sa place.
Pensez-vous que le Parti conservateur puisse évoluer au point de rejoindre vos positions ?
TR : Non.
Avez-vous l’intention de vous présenter un jour à une élection ?
TR : Je considère que trois mouvements distincts doivent avancer au même rythme : un mouvement culturel, un mouvement médiatique et un mouvement politique. J’œuvre au sein d’un mouvement culturel, « Unite the Kingdom » (« Unissons le royaume »).
Nous allons également créer un réseau international de journalistes citoyens, un nouveau média soutenant le mouvement culturel et le mouvement politique, mais fonctionnant de manière indépendante. En ce qui concerne le mouvement politique : que les partis aient pour nom « Restore », « Reform » ou autre, ils évolueront tous sous l’influence des mouvements culturel et médiatique.
Elon Musk, patron de la plateforme X, a apporté à de nombreuses occasions son soutien à votre action. Pensez-vous qu’il soit un atout pour les mouvements anti-immigration en Europe ?
TR : Je pense qu’il est un atout pour l’humanité. Tout ce que je viens d’évoquer n’aurait pas pu se produire sans l’existence d’une plateforme garantissant la liberté d’expression. Avec X, il nous a donné un espace de discussion, qui ne relève pas du discours de haine. Je n’ai jamais été arrêté, interrogé ou interpellé pour extrémisme, racisme ou discours de haine. Jamais. Or, j’ai été banni de Twitter en 2017 (avant le rachat de la plateforme en 2022 par Musk, qui la rebaptisera X, NDLR) pour avoir livré des statistiques sur le nombre d’hommes musulmans ayant commis des viols sur des enfants. Le simple fait de rapporter des faits avait alors été traité comme un discours de haine.
Pour Elon Musk, «la guerre civile est inévitable» au Royaume-Uni
Que répondriez-vous à ceux qui affirment qu’Elon Musk n’est pas légitime, en tant qu’Américain et Sud-Africain, pour intervenir dans les affaires européennes ?
TR : Je dirais que ce qui se passe ici, en Europe, est également en train de se propager aux États-Unis. Elon Musk s’en rend compte. Sa famille est originaire de Grande-Bretagne, de Liverpool. Il éprouve une profonde affinité avec les Britanniques, tout comme Donald Trump. Les problèmes que nous avons évoqués ne connaissent pas de frontières. Les États-Unis, comme la France et le Royaume-Uni, sont engagés dans une course contre la montre face à l’immigration. C’est pourquoi nous devons tous travailler ensemble.
La montée de l’antisémitisme semble également un phénomène commun aux pays occidentaux. Récemment, deux hommes juifs ont été poignardés dans le nord de Londres. Une série d’incendies criminels a également visé la communauté juive de la capitale. Dans ce contexte, le Royaume-Uni a relevé son niveau de menace terroriste à « sévère ». Considérez-vous que le gouvernement Starmer prend suffisamment au sérieux ce fléau ?
Le gouvernement a décidé de sacrifier la communauté juive au profit de la communauté musulmane, plus nombreuse. C’est un choix électoral. Le Royaume-Uni n’a pas soutenu les États-Unis dans leur guerre contre l’Iran pour les mêmes raisons. Cela aurait été la meilleure décision à prendre, puisque ce conflit allait de toute façon éclater. Mais nous ne l’avons pas fait par crainte que les millions de musulmans au Royaume-Uni se révoltent. Et, alors même que nous avons choisi de ne pas soutenir les États-Unis, nous subissons des actes terroristes financés par l’Iran (le groupe islamiste Hayi, suspecté d’être affilié à l’Iran, a revendiqué l’attaque au couteau du mercredi 29 avril à Londres, NDLR). De même : quels pays européens reconnaissent l’État de Palestine ? Ceux qui comptent une importante population musulmane.
Enfin : avez-vous des liens avec des partis ou mouvements français ?
TR : Pas avec des partis, mais nous avons mené des actions avec Némésis (collectif féministe et identitaire, qui a notamment participé à une mobilisation organisée le 26 octobre 2025 à Londres, NDLR). J’ai le plus grand respect pour ses militantes. On les a rencontrées, on les a présentées, elles ont expliqué ce qu’elles faisaient. Je pense qu’elles ont ouvert la voie à d’autres groupes de femmes au Royaume-Uni. On sait que notre base de soutien auprès des femmes est énorme aujourd’hui.
Nous attendons Alice Cordier (présidente de Némésis, NDLR) à l’événement du 16 mai. Encore une fois, nous devons affronter collectivement, à travers l’Europe, les problèmes auxquels nous sommes tous confrontés. Une journée de soulèvement européen, ou plutôt de célébration des cultures européennes, diffusée simultanément sur des écrans à Londres, Paris ou encore Berlin, inspirerait confiance à tous les patriotes.

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