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dimanche 12 avril 2026
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Epstein : le réel enfonce la porte !

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Excellente analyse parue sur Polémia

Du Pizzagate à Epstein

L’existence d’une gouvernance mondiale de dirigeants pédophiles fait partie des théories conspirationnistes les plus moquées par les médias encore dominants. Elle est rangée dans le top 5, aux côtés de « personne n’a jamais été sur la Lune » ou des Protocoles des Sages de Sion. Et pourtant, le réseau de partouzes pédophiles Epstein sur une île privée réservée aux puissants de ce monde est tout de même la démonstration que quelque chose de ce type a bel et bien existé. On est loin du Pizzagate, qui a discrédité ses auteurs, petits joueurs : il y avait sans doute plus de caviar que de pizza chez ce bon Jeffrey, si sympathique et généreux.

La rumeur de la pizzeria pédophile est née pendant la campagne électorale de 2016 qui opposait Hillary Clinton à Donald Trump, rappelle le site canadien 24 heures. Internet s’est enflammé lorsque des courriels de l’équipe de la candidate démocrate ont été publiés sur le site WikiLeaks. Plusieurs opposants d’Hillary Clinton au sein de la droite américaine ont cru déceler dans ces échanges des sous-entendus à caractère sexuel impliquant des enfants. Le nœud de l’affaire concernait James Alefantis, propriétaire d’une pizzeria située dans la capitale américaine et fervent partisan du Parti démocrate, ayant collecté des fonds pour Barack Obama ainsi que pour Hillary Clinton.

Au mois de décembre 2016, un homme armé s’est présenté dans son restaurant, le Comet Ping Pong, afin « d’enquêter » sur des allégations selon lesquelles l’arrière-boutique de l’établissement, supposément décorée d’œuvres d’art illustrant des figures démoniaques et des enfants, servait en réalité de poste de commandement à un réseau criminel libéral.

La rumeur a continué de circuler pendant plusieurs années, notamment chez les adeptes de QAnon, malgré le fait que les enquêtes menées par le FBI et de nombreux grands médias ont conclu qu’il n’existait aucune preuve crédible pour l’étayer.
Dont acte. Mais l’île privée, elle, est une réalité.

Le malaise médiatique

« Le 10 août 2019, la mort de Jeffrey Epstein met brutalement fin à l’un des dossiers judiciaires les plus explosifs de l’histoire récente américaine », écrivait Le Journal de l’économie. C’est faux, bien sûr. Mais si l’homme avait parlé et s’il y avait eu un procès, cela aurait été très différent, surtout pour les principaux mis en cause, qui ont dû être soulagés par cette étrange disparition. Le journal poursuit : « Suicide, selon la version officielle. Défaillance systémique, selon les enquêtes administratives. Soupçon durable, selon l’opinion publique. » Il y aura toujours un doute.

Doute aussi sur l’implication des personnes citées dans les dossiers d’échanges de mails rendus publics et les activités criminelles du magnat américain. Dans ce monde-là, il y a de la connivence et de l’entre-soi, le sentiment d’être dans le haut du panier, sinon au-dessus des lois faites pour le vulgaire. Bien sûr, ce n’est pas une raison pour être classé pédophile. Mais le danger, c’est l’amalgame. Le « pas d’amalgame » est la ligne éditoriale de médias qui affichent un malaise certain.

Pour la France, le cas de Jack Lang est emblématique. Le partage du goût pour l’art contemporain en particulier et la culture en général, ce n’est pas le partage de chair fraîche, comme sa fille l’a laborieusement expliqué sur BFMTV. Mais sans revenir sur certaines rumeurs persistantes, qui n’ont jamais eu de concrétisation judiciaire, le directeur de l’Institut du monde arabe a signé, dans les années soixante-huitardes, une pétition pour l’enseignement de la sexualité aux plus jeunes, dans une démarche alors assimilée à une légitimation de la pédophilie. Lang n’est de loin pas le seul signataire, et tous ces libérateurs du sexe enfantin sont depuis, pour la plupart, revenus sur ce qu’ils considèrent désormais comme une dérive propre à l’air du temps de l’époque. Certes. Mais cela a existé, et cette génération est souvent encore aux manettes.

Le malaise médiatique est aussi prouvé par la difficulté incompréhensible à prononcer le nom du prédateur. Cela s’écrit Epstein, mais le plus souvent — pas toujours — cela se prononce à l’antenne Eipstine. Pourquoi ? Il ne viendrait à l’idée d’aucun journaliste de transformer Einstein en Einstine. Il y a sans doute la peur, dans le climat actuel en France notamment, de relancer des thèses complotistes sur les puissants qui dirigent le monde. En réalité cela alimente les extrapolations. Et quand on regarde les réseaux sociaux, il n’est pas besoin de l’affaire Epstein pour cela.

Dire la vérité, même quand elle gêne — surtout quand elle concerne le système du mondialisme libre-échangiste qui domine encore la planète ; le vrai n’est quelquefois pas vraisemblable — est le meilleur moyen d’éviter le complotisme et, surtout, ses dérives incontrôlables.

Pierre Boisguilbert

NDLR : Malgré l’etendue du scandale le système n’a pas renoncé pour autant et multiplie les contre‑feux pour éviter le fond de ce dossier tentaculaire. La semaine dernière, les médias officiels ont parlé comme un seul homme d’une « piste russe » dans l’affaire Epstein, au prix d’un silence assourdissant sur d’autres pistes pourtant documentées. « Si vous suivez un minimum l’affaire (…) on voit bien que cette thèse qui est avancée là, elle ne tient pas la route », d’autant que l’ « on n’évoque à aucun moment la thèse israélienne ».

Ni sur LCI ni sur BFM ne sont évoqués les liens d’Epstein avec Ehud Barak et « les services d’espionnage israéliens », parce qu’on a mis dans la tête des gens que parler des « services secrets israéliens » revient à « alimenter l’antisémitisme ».  Il faut revenir sur la prétendue ingérence russe qui viserait à associer Emmanuel Macron à Epstein par le biais d’un faux site imitant celui de France Soir : « Il n’y a pas une seule preuve que cette attaque informationnelle vienne de la Russie », et malgré cela « tous les médias vont parler d’attaque informationnelle russe » tout en nous expliquant que « nous sommes complotistes parce qu’on ne s’appuie pas sur les faits ».

Il faut s’attaquer aussi aux « chiens de garde » de l’anticomplotisme dont vous connaissez tous les noms. Rappellons que nos amis Tristan Mendès France et Rudy Reichstadt, de Conspiracy Watch, sont « financés par la fondation de la mémoire de la Shoah dont le président est David de Rothschild », alors même que « dans les dossiers Epstein, il y a un lien évident qui est fait entre les Rothschild. Epstein lui‑même dit qu’il est un agent des Rothschild », et pose la question qui fâche : « Est‑ce qu’on n’a pas là un conflit d’intérêt flagrant ? » Il faut rajouter un autre élément problématique pour la crédibilité de nos fact‑checkeurs : Tristan Mendès France a été financé pour un projet appelé « Repost » par l’Institute for Strategic Dialogue, « directement financé par George Soros et Bill Gates ».

En clair, le système est totalement dépassé, les narratifs s’effondrent à mesure que se révèlent les connexions cachées, et nos élites n’ont plus qu’une arme pour se maintenir : la censure structurelle de l’espace numérique par l’Union européenne et les États, avec le DSA comme colonne vertébrale.

Une censure qui déplaît de plus en plus à Donald Trump, lequel pourrait être tenté prochainement de la faire sauter avec la caste qu’elle maintient en vie.

P

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