La « Pauvre » Valérie (Pecresse), « presque ruinée »…

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Christian Jacob relaie un «appel aux dons» pour soutenir financièrement Valérie Pécresse après sa défaite. La candidate des Républicains n’a pas réussi à obtenir 5% des voix. Un score indispensable au remboursement de ses frais de campagne. mais sa fortune personnelle de 9 millions d’euros et le salaire mirobolant de son époux, dirigeant de grande entreprise la laisse à l’abri du samu social !

Valérie Pécresse s’est voulue alarmante. Avec moins de 5% des voix lors du premier tour de l’élection présidentielle, la candidate se voit non seulement éliminée mais aussi privée de remboursement de ses dépenses de campagne. Depuis le siège du parti lundi matin, la chef de file des Républicains a annoncé s’être endettée «personnellement à hauteur de cinq millions d’euros». Pour «boucler le financement de sa campagne», elle appelle donc les Français à une «aide d’urgence». On n’assume pas ?

«La situation financière de ma campagne est désormais critique», a ainsi déclaré la candidate. Et pour cause. Loin de se douter qu’ils récolteraient un nombre de suffrages si faible, Les Républicains pensaient obtenir les huit millions de remboursement de frais de campagne accordés par l’Etats aux candidats qui dépassent les 5%. Et qui sont désormais manquants pour «boucler le budget».

«Il en va de la survie des Républicains» mais qui veut vraiment de cette survie?

Dans l’état actuel des choses, Valérie Pécresse a fait savoir que son parti ne pouvait pas «faire face à ces dépenses». Et qu’il lui était donc nécessaire de lancer «un appel national aux dons». Celui-ci s’adresse «à tous ceux qui m’ont apporté leur suffrage, mais aussi à tous ceux qui ont préféré hier le vote utile. Et enfin à tous les Français qui sont attachés au pluralisme politique et à la liberté d’expression.» «J’ai besoin de votre aide d’urgence d’ici le 15 mai», a-t-elle encore insisté. Avant de préciser le site en ligne dédié, valeriepecresse.fr. A votre bon coeur….

Quelques heures plus tôt, son «mousquetaire» Michel Barnier s’était pourtant voulu rassurant. Sur France Inter, l’ancien candidat du Congrès s’était exprimé en ces termes : «Avec l’ensemble de nos élus et de nos militants, nous avons la capacité de faire à cette situation matérielle difficile.»

Par cet appel à la solidarité, Valérie Pécresse rappelle un précédent épisode ayant agité la droite. À la suite de l’invalidation de ses comptes de campagne en 2012, Nicolas Sarkozy avait dû lui aussi solliciter ses militants pour lui permettre de rembourser ses dettes. Le «Sarkothon» avait permis au candidat de réunir quelque 11 millions d’euros.

«On ne se faisait pas d’illusion mais on ne s’attendait pas à un tel score», déplore un militant Les Républicains Bordelais. Dans cet ancien fief bourgeois de la droite BCBG nous avons maintenant une ville en or (macron) et rouge (mélenchon), cernée par les campagnes RN. Mais de républicains ils n’y en a plus (ou presque).

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