Réflexions sur l’ «art comptant pour rien», laideur et mauvais goût pour bourgeois en mal de transgression !

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Ce billet d’humeur me taraude depuis longtemps car le problème n’est pas nouveau. Ce que j’appelle « l’art comptant pour rien » sévit depuis plus de 50 ans, en fait depuis le début du 20e siècle avec Marcel Duchamps :

Du grand art : mettre une moustache à la Joconde !

Le porte bouteille de Duchamps …

Une floppée de pseudo artistes a compris qu’il y avait un juteux filon d’exploitation de la bêtise du bobo mondialisé et habitant du village global, comme Cesar et ses compressions ou Boltansky et ses « pendouilles »

Cesar et ses compressions, du foutage de gueule integral!
Christian Boltanski : « pendouilles » rime avec andouilles voir plus!

Mais ça c’était avant! Maintenant nous sommes passés à la phase « pipi-caca-zizi », régression infantile d’une société qui a perdu tout lien avec la beauté et l’art tout simplement. La « transgression » n’est qu’apparente car de juteux marchés entretiennent cet « art » comptant pour rien » mais qui est quasiment côté en bourse. Ce qui est hallucinant c’est le soutien d’élus en mal de notoriété et de médias , tout ce petit monde n’en pense pas moins mais fait semblant, de peur de paraître ringards.Sans parler du scandale du financement par les contribuables de ces pseudos artistes. Par exemple en Aquitaine, il faudra bien se pencher sur le FRAC, Fond Régional d’Art Contemporain, dont les hangars sont pleins d’objets abscons, fruits de cerveaux dérangés, mais connaissant bien leurs intérêts.

le « vagin de la reine  » de Anish Kapoor
La « sapine  » de Noël en 2019,subventionnée par le Conseil régional, Kolossale finesse autour du zizi-pipi-caca.
à Poitiers , tas de gilets de sauvetage de migrants : ce serait une oeuvre d’art!
Un sans dent y a mis le feu : c’etait le destin d’un dépotoir d’ordure …
Sans oublier le fameux « plug anal » de Paul Mc Carthy.

Commentaire ci dessous: d’un « critique » d’art invraisemblable et démonstratif de la perversion intellectuelle de nos pseudos élites :

« Esthétique de l’excrément
Quand l’artiste met son nez dans le CACA, il nous fait voir ce que nous ne voulons pas voir, ce que notre corps et notre tête évacuent au moins une fois par jour : une matière humide, chaude, odoriférante, au chromatisme s’étalonnant du jaune au marron foncé, parfois verdâtre ou rougeâtre, à la consistance variable, molle, dense, flaccide ou en pâte. « 

Les années d’avant-garde 1960 et 1970 osent des expérimentations autarciques. En mai 1961, en rupture avec son père, propriétaire d’une fabrique de viande en conserve qui le traite « d’artiste de merde », Piero Manzoni s’empare de l’expression, en inverse le sens lui donnant tout son sens, pérennisant l’état de fait de sa production intime dans 90 boites de conserve « au naturel » de 30 g net chacune. Aujourd’hui Merda d’artista est entré au musée, dans l’histoire de l’art et des attitudes qui deviennent forme.
L’humus corporel est exploité en radicalité par le peintre français Gérard Gasiorowski qui agence ses Tourtes (1977) constituées de boules de fumier humain mélangé à des plantes aromatiques, moulées à la main, leur jus servant à peindre des œuvres quasi chamaniques en lavis sur papier ; il prend d’ailleurs bien soin de manger du chocolat noir pour obtenir un bon matériau. A la même époque, les peintures à la matière fécale de Jacques Lizène sont l’expression d’une obsession, « devenir son propre tube de couleur », jouant aussi sur son alimentation pour chercher une cohérence colorée.
En 2000, un autre belge Wim Delvoye s’attaque à son tour, non sans humour, à l’écosystème de transit et met au point avec des scientifiques Cloaca, une œuvre conçue comme un laboratoire surréaliste qui recréé les conditions artificielles du phénomène de digestion, produisant des résidus métaboliques. Depuis lors, dix versions parcourent les musées, donnent lieu à une fructueuse économie de produits dérivés vendus dans les « Cloaca Shop » , papiers toilette, livres, t-shirt, sacs… et bien évidemment l’offrande suprême issue de Cloaca, très prisée des collectionneurs.
Les artistes américains semblent plus puritains en explorant en surface sa représentation : les sculptures monumentales en structure de ballon de Paul McCarthy, Complexe Pile, représente des crottes de chien destinées à trôner sur un gazon. SHIT, la série photographique datée de 2008 d’Andres Serrano scrute en gros plan et grande dimension l’esthétique réaliste de l’excrément dont l’éventail des formes, de l’animal à l’humain, est compilé au sein d’une édition luxueuse publiée aux Presses du Réel.
Dans l’œil de l’artiste, le langage primal de l’enfance persiste ; il n’oublie pas que la matière intime est le résultat d’un processus de digestion, de fermentation, de transmutation : une alchimie vivante sans cesse renouvelée.

Il est temps pour notre société de retrouver le sens du beau, du bien et de l’harmonie. Dans le domaine des arts bien sûr, mais également dans tous les domaines car notre société est en train de disparaître sous les coups de boutoir de la bêtise au front de taureau !

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