Votez Macron: tous les artistes ont signé. Même Luchini!

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Ils sont, disent-ils, « conscients de [leur] devoir citoyen ». Qui sont-ils, ces « ils » qui ne se distinguent plus individuellement ? Les artistes, bien sûr. Les vrais, les faux, les intermittents, les fils de, les filles de, les rebelles, les belles âmes, les torturés, les célèbres, les maudits, les reconnus, les professionnels de la profession, tous réunis en troupeau et signant d’une même papatte la tribune appelant à voter Macron pour « faire barrage » à Marine le Pen.

Un troupeau bêlant qui vit grâce à nos subsides

Ces artistes sont délicieusement ridicules : alors qu’ils participent régulièrement à l’opération mondiale d’abrutissement médiatique, ils se prennent pour « le monde de la culture ».

Ils confondent bien entendu le monde de la culture qui était élitiste et l’empire du culturel qui est destiné à hébéter la masse.

Globalement, les œuvres d’art ont été remplacées par des produits culturels à consommer avant la date de péremption, souvent rapide. On vend ces produits dans des émissions culturelles où l’écrivain, le comédien et les critiques parlent la même langue de commerçant. La Grande Librairie télévisuelle et les petites librairies de quartier sont ainsi pleines des mêmes livres écrits et calibrés pour être retenus par le jury d’un des mille cinq cents prix littéraires que compte notre pays.

Luchini a rejoint le comité des ménestrels vigilants, des saltimbanques citoyens, des troubadours républicains et des baladins délateurs dont il se moquait hier…

Et le monde de la « culture musicale » ? La musique la plus écoutée aujourd’hui est un bruit appelé rap – le « Pass Culture » gouvernemental a surtout permis aux 15-18 ans d’enrichir les dynamiteurs de tympans et de neurones que sont Booba & Co. No comment. Quant au cinéma, le CNC fait tout ce qu’il peut pour que nulle originalité ne jaillisse sur le grand écran en privilégiant les scénarios bâclés portant sur des sujets sociétaux, sur la banlieue et ses « quartiers sensibles », sur le racisme, la cancel culture et le politiquement correct.

Bref, tous ces insoumis professionnels qui font carrière sur une autoproclamée « rebellitude » montrent ce qu’il y a de plus vil dans l’âme humaine et ne sont en fin de compte que des courtisans. Rien de nouveau sous le soleil !

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