Cahuzac pleurniche …

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Jérôme Cahuzac brise le silence : « J’ai été condamné et j’espère que ça ne sera pas une condamnation à perpétuité »Ancien député-maire de Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne) et ministre du Budget sous la présidence de François Hollande, Jérôme Cahuzac était l’invité, jeudi 17 février, de David Pujadas sur la chaîne LCI.

Après sa condamnation en 2016 dans la sulfureuse affaire, dite « Cahuzac », de fraude fiscale, c’est peu dire que le retour médiatique de Jérôme Cahuzac était attendu. L’ancien député-maire de Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne) et ministre du Budget sous la présidence de François Hollande, désormais installé en Corse, était l’invité de David Pujadas sur la chaîne LCI, ce jeudi 17 février.

Alors qu’il a aujourd’hui purgé sa peine (il ne porte plus de dispositif de surveillance) et ne travaille plus (sauf en tant que médecin lorsque l’hôpital de Bonafacio en exprime la demande), l’homme est revenu sur sa condamnation pour fraude fiscale : « J’ai été condamné et j’espère que ça ne sera pas une condamnation à perpétuité », a commencé l’ex-ministre qui dit avoir voulu prendre la parole pour s’expliquer et « ne plus voir cette condamnation perpétuelle dans le regard des gens ».

À bientôt 70 ans, Jérôme Cahuzac a assuré ce jeudi : « À partir du moment où j’avoue et je démissionne je sais que le chemin va être long pour reconquérir mon estime de soi, essayer de réparer ce que j’ai fait à ma famille. » Marqué par l’affaire, l’homme revient sur un épisode qui l’a marqué. Le jour où sur un plateau TV, une journaliste a comparé sa condamnation avec celle d’un prêtre pédophile : « Je suis stupéfait qu’on puisse comparer un acte de pédophilie avéré avec un acte de fraude fiscale. C’est ce jour-là où j’ai compris que j’avais commis un sacrilège. »

Questionné sur ce qui a marqué l’opinion, c’est-à-dire ses mensonges, il a répondu : « Je ne sais pas comment faire autrement, je ne sais comment m’en sortir ni comment j’aurai pu m’en sortir. Je mens à la représentation nationale : je comprends que j’ai commis un sacrilège républicain. »

Avant de tenter de se justifier : « Je ne pense pas avoir d’excuses pour ces mensonges. En revanche, il y a des explications : d’abord l’ignorance de ceux qui m’accusent (il revient alors sur toutes les approximations qui, selon lui, sont écrites dans le premier article qui l’accuse de fraude fiscale). Les journalistes ne savaient rien », a-t-il affirmé. 

« Je suis venu pour tourner la page, pas pour déclencher des polémiques », a-t-il déclaré à David Pujadas. « Je n’ai pas menti à François Hollande, pour cela il aurait fallu qu’il me pose la question », attaque tout de même l’ancien député-maire de Villeneuve-sur-Lot.

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