Réchauffement? Dérèglement? Que penser de la canicule actuelle ? Exemple de l’année 1947.

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Nous vivons en ce moment une période de chaleur inhabituelle et les commentateurs ainsi que les responsables politiques s’engouffrent tête baissée dans l’explication du phénomène par le réchauffement climatique global ‘global warming), pointant la responsabilité de l’homme (blanc?) et manipulant les peurs de cataclysmes qui mettraient la planète en danger.

Dans ce bruit médiatique on peut faire plusieurs remarques.

1° On confond systématiquement météo et climat. En effet un épisode de forte chaleur ou de précipitations rares ou surabondantes ne change pas le climat. Le climat océanique continue à exister aux côtés du climat méditerranéen ou continental.

2° la météo a de tous temps fait l’objet l’objet de variations quelquefois extrêmes qui n’ont finalement pas changé le fond du climat : il n’y a jamais eu de régularité, les étés « pourris » succédaient à des étés radieux, les hivers doux aux hivers rigoureux. Il n’y a donc pas de dérèglement climatique, il y a tout simplement des aléas météorologiques. Les changements climatiques par contre existent sur le temps long avec des épisodes de glaciation qui succèdent à des épisodes de réchauffement. Du Xe au XIIIe siècles un réchauffement important est noté par les chroniques avec des moissons et de vendanges précoces et l’implantation de vignobles en Angleterre. Il est à noter d’ailleurs que les périodes de réchauffement ont toujours été favorables à la vie. Quelques siècles plus tard, à partir du règne de Louis XIV, un petit âge glaciaire a entraîné de mauvaises récoltes et des famines qui ont impacté l’Histoire comme facteur déclencheur de la Révolution.

3° les Diafoirus et prophètes de plateau qui cherchent à manipuler des peurs millénaristes comme dans Tintin et l’étoile mystérieuse nous disent de nous repentir de nos pêchés :

Ou bien se hasardent à des prédictions fracassantes comme le Time qui prévoyant en 1977 une glaciation!

Pour illustrer notre propos, détaillons les archives météo de l’année 1947, il y a 75 ans.

Cette année avait tout d’abord démarré par un hiver très rigoureux.

25 avril 1947 : on observe une véritable canicule dans tout le sud-ouest – il fait 32° à Mont-de-Marsan, 31°à Biarritz et Bordeaux – cette chaleur remonte jusqu’en Touraine avec 28°.

Du 29 mai au 4 juin 1947 : à encore trois semaine de l’été, les températures atteignent des niveaux assez étonnants – il fait 33° à Paris et Angers, 34° à Reims et Angoulême, et même 35° à Biarritz – cette vague de chaleur n’est qu’un avant-goût de ce que sera
l’été 1947 : l’un des plus chaud jamais enregistrés en France.

Du 24 au 29 juin 1947 : la chaleur devient vraiment torride et les 35° sont souvent dépassés – on atteint par exemple 38° à Paris, Bordeaux et Reims, et 40° à l’ombre à Auxerre.

VAGUE DE CHALEUR JUILLET 1947

Du 27 juillet au 5 août 1947 : une chaleur véritablement saharienne envahit tout le pays – les journées du 27 et 28 juillet 1947 sont historiques avec des températures de 40° à Angoulême, Toulouse, Bourges, Angers, Tours, Château-Chinon, Orléans, Chartres et Paris (record absolu depuis 1873), 41° à Poitiers – les insolations sont très nombreuses et les marchants de glace pour réfrigérateurs sont assaillis – le 1er août, il fait encore 40° à Toulouse, Pau et Montélimar, 39° à Angers et Poitiers, 38° à Bourges, Limoges et Clermont Ferrand.

Le 14 août 1947, la chaleur revient et persiste jusqu’au 20 août 1947 où de violents orages provoquent parfois d’importants dégâts, notamment sur Paris – le 18 août 1947, il fait par exemple 38°C à Tours et 37°C à Paris.

25 août 1947 : Dans l’après-midi du 25 et dans la nuit du 25 au 26 août 1947, un orage d’une grande violence s’abat sur la région de Bastia. On dépasse 300 mm de pluie en 24 h !

Mais l’été n’est pas terminé et une dernière vague de chaleur concerne le pays du 11 au 20 septembre 1947 – pendant une semaine, il fait de nouveau plus de 30° et à Paris, les 33° sont dépassés du 11 au 18 septembre 1947.

26 septembre 1947 : une violente tempête touche la côte méditerranéenne. L’épisode pourrait être apparenté à un cyclone car les variations de pression sont spectaculaires. Le 26 au matin, l’écart de pression entre Istres et Salon-de-Provence (stations distantes de 17 km) atteint 6 hPa ! Sur la côte varoise, les vents atteignent plus de 150 km/h à Toulon et au cap Camarat. Un paquebot rompt ses amarres dans le port de Marseille. 

Fin octobre 1947 : après un été exceptionnel, le froid venu d’Europe centrale arrive précocement – de fortes gelées se produisent un peu partout et l’on mesure -6° à Alençon et -5° à Rennes – le 26 octobre 1947, il tombe 2cm de neige à Beauvais.

Du 28 novembre au 2 décembre 1947 : d’abondantes chutes de neige sont observées du Poitou à la vallée du Rhône – la neige atteint Montélimar où les routes sont bloquées.

Fin décembre 1947 : les cours d’eaux débordent dans le Nord-est. Nancy subit de graves inondations.

En conclusion un peu de bon sens et de mesure seraient de mise.

Mais il est trop tentant pour ceux qui nous gouvernent de nous maintenir dans la peur et de nous infantiliser. Les consignes les plus débiles sont données par les services publics par sms ou alerte rouge : buvez, restez à l’ombre, voir même enfermés chez vous (confinement?)

On en profite comme la Croix Rouge pour faire passer un message multiculturel :

Quand il fait chaud on se découvre …

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