Bordeaux,vers un baccalauréat option couteau ?

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Lundi 7 Décembre, deux attaques au couteau ont eu lieu dans 2 lycées différents de Bordeaux. Au lycée Charles Péguy, une bande extérieure s’est introduite et a agressé un lycéen. Les pompiers ont évacué le jeune homme vers l’hôpital avec une blessure sérieuse au cou (égorgement culturel?). Au lycée Saint-Louis, le surveillant de l’entrée a été bousculé et un groupe d’une dizaine de jeunes s’est introduite, armée de couteaux et de marteaux. Là aussi, c’est un lycéen particulier qui était visé. Il a été sérieusement blessé. Ces incidents viennent après l’été meurtrier qu’a connu Bordeaux, avec une attaque au couteau signalée au moins tous les 2 jours.

La lente dégradation de l’école

Il ne s’agit pas d’une décapitation musulmane, comme à Conflans-Sainte-Honorine. Ces deux attaques au couteau, dans 2 lycées différents, révèlent, tout simplement, une dégradation de la sécurité dans nos écoles, collèges et lycées. Bordeaux connait, avec quelques années de retard, l’évolution de l’école française. On se souvient de l’élève égorgé, et mort pendant le cours d’éducation physique, en octobre 2019, aux Lilas. N’oublions ce proviseur projeté dans un escalier par un élève… Les profs, surveillants, élèves vivent dans une atmosphère de violence. 51% ont déclaré avoir été victimes d’intimidations au cours des derniers mois. Filles et garçons sont touchés. Une professeur de maternelle a été rouée de coups par des parents d’élève, et les directeurs d’établissements sont aux premières lignes des agressions subies. La question est, comment dans une ambiance pareille, enseigner ? Comment étudier ?

L’effondrement du niveau scolaire

Difficile d’être studieux pour l’enfant qui vient à l’école, la peur au ventre. De quel type peut être l’émulation quand les leaders des classes sont des caïds ? Comment enseigner quand sa propre sécurité n’est pas assurée ? L’enquête autour de l’assassinat du professeur d’histoire, Samuel Paty, a montré que l’enseignant n’avait eu aucun soutien de sa hiérarchie, ni de ses collègues, suites aux menaces de mort qu’il avait reçues. La lâcheté règne. L’anti-racisme donne le ton. Si les agresseurs sont racisés, ils sont intouchables. Et que dire, si en plus, ils sont musulmans ? Le vivre ensemble, est devenu une jungle. A Bordeaux, ville commerçante, industrielle, de vielle culture, qui a donné à la France tant de savants, de philosophes, voit son école s’effondrer. C’est une grande tristesse. Les bons résultats scolaires ont migré des établissements publics vers les établissements privés. Le classement du lycée Michel Montaigne, créé par Napoléon, a baissé. Il subit le changement de population qui s’opère dans le centre ville. Le même effondrement se constate sur toute la France : les petits français ont les pires résultats scolaires de l’OCDE en mathématique et en sciences. La baisse est rapide vis à vis des autre pays européens, la France est avant dernière, juste avant la Roumanie, et le niveau continue à baisser.

La fin de la liberté scolaire

Je surprends une conversation entre 2 mamans chez un commerçant. Elles se plaignent du décrochage de leurs enfants, élèves du lycée public d’Andernos les Bains, au bord du Bassin d’Arcachon. Andernos, station balnéaire, n’est pas vraiment une ville touchée par le remplacement de population. Mais les mamans se plaignent du «  je m’enfoutisme » des professeurs. Elles mêmes expliquent qu’elles travaillent et qu’elles comptent sur l’école pour l’éducation de leurs enfants ! Grave erreur et illusion. Elles envisagent, pour l’année prochaine, l’inscription dans un établissement catholique, mais obligatoirement en pension, distance oblige. En attendant, elles payent des cours particuliers. Le corps enseignant actuel, même assuré de conditions d’exercice normales, n’assure plus l’enseignement de qualité que donnait leurs aînés. Les familles, celles qui ont encore des enfants, et qui refusent le « décrochage » cherchent à se tourner vers les établissements privés sous contrat. En général, ils sont de tradition catholique, et pleins. L’État limite leur expansion. Les élèves y sont moins en danger, ils s’y sentent mieux, et l’enseignement est plus sérieux. Mais ils sont de toute façon obligés de suivre les programmes et les méthodes absurdes imposées par le Ministère. Autre solution, les établissements hors contrat. Ces derniers restent réservés aux plus fortunés. Les frais de scolarité dépassent 15000€/an. Dernière porte de sortie, pour les familles soucieuses du bien être, de la sécurité et de l’avenir de leurs enfants : l’enseignement à la maison.

La chasse au séparatisme

L’enseignement à la maison, la prise en charge de l’instruction par les parents eux-mêmes, est en pleine progression en France. Cette forme d’enseignement est légale. La loi impose l’instruction des enfants mais laisse les familles libres du choix de l’établissement, public, privé, ou même en famille. Peut-être en réponse aux violences que subissent les élèves, ou en réponse à l’effondrement du niveau scolaire, le nombre d’enfants scolarisés à la maison a triplé en 10 ans . Ils sont plus de 62000 aujourd’hui. Conscient de ce « séparatisme », le gouvernement Macron a pour projet de revenir sur cette liberté, et a déposé un projet de loi qui conditionne l’instruction par les parents à autorisation. Une interdiction de fait. La loi précise que les motifs autres que médicaux, ou professionnels seront écartés. Autant dire que cette ultime solution pour les parents soucieux de la sécurité de leurs enfants va disparaître. Une liberté en moins. Et que deviendront les établissements hors contrat ? Un lycée comme le célèbre lycée de Tersac est-il condamné à disparaître ? Tersac, ce pôle d’excellence, développé par Olivier Gautier et Dominique Goriaux dans un cadre de verdure, en pleine campagne, continue les traditions scolaires françaises avec : uniforme, tableau d’honneur, remise des prix, et cours de politesse, de morale et de maintien… Un scandale pour les gauchistes de la rue de Grenelle.

La Garonne à Tersac

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