Masque : jour de la libération !

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Plus besoin de sortir son smartphone pour montrer son QR Code ni d’avoir le visage masqué pour aller au cinéma, au théâtre ou encore au bar à partir de ce lundi. Le nombre de cas quotidiens a beau repartir nettement en hausse (+ 20 % en une semaine), le gouvernement persiste dans ce qui avait été annoncé.

Jean Castex avait parlé de « suspension » du passe vaccinal, laissant entendre que celui-ci pourrait redevenir d’actualité si la situation le nécessitait. Mais cet outil va bien disparaître ce lundi. Il n’y aura plus d’obligation à être complètement vacciné (ou récemment infecté) pour se rendre dans de nombreux lieux culturels et de loisir : cinéma, théâtre, stade de foot, discothèque, bar, etc.

« Je pense que lever le passe vaccinal ne pose pas de problème, car il a rempli ses objectifs en incitant à se faire vacciner », estime l’épidémiologiste Pascal Crepey. Environ 70 % des 30-60 ans et 80 % des plus de 60 ans ont déjà reçu une dose de rappel. Parmi les autres, beaucoup de vaccinés ont été infectés récemment et n’ont donc pas encore pu se faire piquer le bras une nouvelle fois.

Seules exceptions : les établissements de santé et ceux accueillant des personnes en situation de handicap, ainsi que les Ehpad, dans lesquels le passe sanitaire (un test négatif est valable) restera obligatoire, sauf en cas d’urgence médicale. Le gouvernement veut éviter que des personnes infectées et non vaccinées en contaminent d’autres dans ces lieux sensibles.

Le port obligatoire du masque n’est déjà plus obligatoire, depuis le 28 février, dans les lieux soumis au passe vaccinal. À partir de ce lundi, ce sera aussi le cas dans les commerces, les lieux de culte, les entreprises, à l’école, etc. Bref, partout… sauf dans les transports collectifs (métro, train, etc.) et les établissements de santé. Cette décision « est à contretemps en raison du rebond épidémique », estime l’épidémiologiste Antoine Flahault.

Reste que la fin du masque obligatoire ne signifie évidemment pas l’interdiction de le porter. Jean Castex recommande d’ailleurs « fortement aux personnes fragiles du fait de leur âge ou de leurs pathologies de maintenir le port du masque dans les lieux clos et dans les grands rassemblements ».

Un « Guide repère Covid » liste néanmoins une série de préconisations toujours en vigueur. La vaccination reste fortement recommandée et il est conseillé de maintenir les mesures d’hygiène, comme l’aération des locaux et le lavage des mains. Le télétravail reste en place dans les entreprises où un accord a été signé entre la direction et les représentants du personnel. En général, deux ou trois jours par semaine sont accordés aux salariés qui le souhaitent.

Les élèves n’auront donc plus obligation, dès lundi, de porter le masque en classe. Le personnel ne sera plus appelé à limiter le brassage entre les groupes, tandis que les sports de contact en intérieur pourront reprendre.

Les règles pour les élèves cas contact ne changent pas, après avoir été évolué à la rentrée des vacances de février. Ceux-ci doivent réaliser un autotest à J + 2, puis s’isoler sept jours si le résultat est positif. Dans le cas contraire, ils peuvent rester en classe, malgré le risque de contaminer d’autres enfants ou adolescents. Les autotests sont en effet moins fiables que les tests PCR ou antigéniques, et se faire tester uniquement deux jours après avoir été notifié comme cas contact ne garantit pas de pouvoir détecter le virus.

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